Coronavirus : Un chat testé positif à Liège, en Belgique


Illustration. (shutterstock)

Un chat a développé des symptômes alors que son maître avait été contaminé par le coronavirus. L’animal a été testé positif au Covid-19. Il s’agit toutefois d’un « cas isolé » a indiqué un virologue.

Un chat a été contaminé par le coronavirus à Liège, en Belgique. La nouvelle a été donnée par le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, le virologue Emmanuel André, ce vendredi midi lors d’une conférence de presse.

« Nos collègues de la Faculté de médecine vétérinaire de Liège ont pu mettre en évidence qu’un chat, appartenant à une personne infectée par le covid-19, avait attrapé la maladie. Il a développé des symptômes et une infection, cela a été confirmé », a déclaré Emmanuel André. Le chat avait des symptômes comme de la diarrhée ainsi que des vomissements et avait aussi du mal à respirer, le tout une semaine après la contamination de son maître.

« Les animaux ne sont pas vecteurs de l’épidémie »

« Ce type de transmission, de l’homme vers l’animal, a nécessité un contact rapproché au quotidien. C’est un cas isolé, ce n’est pas la règle », a-t-il ajouté en insistant : « Il n’y a pas de raison de penser que les animaux peuvent être vecteurs de l’épidémie dans notre société ».

« Les animaux ne sont pas vecteurs de l’épidémie, il n’y a donc aucune raison d’abandonner son animal », a réagi à son tour le Conseil national de protection animale (CNPA) cité par les médias belges. Les experts ont suggéré plusieurs précautions pour les propriétaires qui sont infectés par le Covid-19 : « respecter les règles d’hygiène habituelles » et notamment se laver les mains avant de caresser son animal ainsi qu’après, ainsi que de « ne pas se frotter au nez de ses animaux ».


« Rien ne fait penser dans l’évolution de la maladie que l’animal joue un rôle pour infecter l’homme »

« On sait que le coronavirus (celui qui nous touche actuellement) peut infecter globalement n’importe quel mammifère. D’autres coronavirus peuvent le faire », détaille Yves Van Laethem, virologue à l’hôpital St Pierre, interrogé par RTL info, ajoutant que « rien ne fait penser dans l’évolution de la maladie que l’animal joue un rôle pour infecter l’homme par la suite ».

Une hypothèse affirmée également par l’Académie française de médecine ce mercredi. « A ce jour, il n’y a pas de démonstration scientifique sur le risque de contamination de l’homme par le virus à partir des animaux domestiques, ni sur le risque de contamination (forte et avec signes cliniques, ndlr) d’un animal domestique à partir d’un malade ».

« Ces risques ne peuvent être écartés » a estimé l’institution, parce que le coronavirus du SRAS de 2002, génétiquement proche de l’actuel, a pu être « isolé dans plusieurs espèces animales ».

Deux chiens sans symptôme testés positifs à Hong-Kong

Par ailleurs, deux chiens ont été testés positifs au Covid-19 à Hong-Kong. Leur maître avait été contaminé auparavant.

Le premier animal avait néanmoins un « taux très faible de virus » et les tests qui ont suivi ont montré à chaque fois un résultat négatif. Le second chien est toujours sous surveillance et aucun des deux canins n’a montré de symptômes. En conclusion, il n’y aucune raison de craindre son animal domestique ou de l’abandonner, d’autant que cela représente un délit en France.