Le vendredi 23 octobre 2026 à 19:15
La mère de la fillette de 12 ans grièvement blessée par balles ce vendredi matin à Trappes (Yvelines) a témoigné auprès de RTL. Depuis l'hôpital Necker, dans le XVe arrondissement de Paris, où son enfant touchée à huit reprises était en cours d'opération, elle a fait part de son incompréhension et a évoqué la possibilité que sa fille ait été visée en raison du foulard qu'elle portait. Le pronostic vital de l'enfant était engagé au moment de son transport vers l'hôpital parisien.
L'enfant se rendait à la piscine lorsqu'elle a été atteinte par les tirs. Le suspect, Kévin T., un homme de 39 ans, a tiré à de multiples reprises, en rafales, depuis sa voiture à Trappes et à La Verrière, tuant un jeune homme de 26 ans et blessant au moins quatre autres personnes. "Comment on peut faire ça à un enfant ?", s'est interrogée sa mère, encore sous le choc. "Ma fille, elle a 12 ans. Elle est allée à la piscine et elle s'est fait tirer dessus par un lâche", a-t-elle dénoncé, avant d'ajouter : "Elle n'a rien fait pour mériter ça."
La fillette a été touchée "au foie, au rein, aux bras, aux cuisses", a détaillé sa mère, qui a pu la voir avant son passage au bloc opératoire. "Elle était consciente. Elle est forte", a-t-elle souligné, tout en s'inquiétant des séquelles : "Ses jambes vont être déformées. [...] Son état est grave."
«Peut-être que c'est à cause de ça qu'il s'en est pris à elle»
Dans son témoignage, la mère de la victime a également évoqué un possible mobile. "Elle n'est pas voilée, mais elle avait attaché un foulard sur sa tête. Peut-être que c'est à cause de ça qu'il s'en est pris à elle", a-t-elle déclaré. "C'est un enfant qui est né en France, à Trappes. Elle a le droit de vivre en France, de faire sa vie en France", a-t-elle ajouté, émue.
Elle a aussi fait part de l'inquiétude qui gagne les familles depuis les faits. "Maintenant, on a peur. Nos enfants ne peuvent plus sortir, ne peuvent plus aller au parc jouer", a-t-elle confié.
Le tireur présumé placé en garde à vue
Le suspect a été interpellé peu après les tirs à Coignières par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Saint-Quentin-en-Yvelines, avant d'être placé en garde à vue. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête, ouverte notamment des chefs "d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée" et "de tentatives d'assassinats". Dans l'après-midi, une perquisition a été menée au domicile du tireur présumé, à Plaisir, où l'appartement était piégé avec au moins une bonbonne de gaz.