Évasion à Bar-le-Duc : Une vidéo montre la fuite du détenu, un mandat d'arrêt européen émis

L'homme de 25 ans, mis en examen pour viol, avait pris la fuite le 13 mars à sa descente du véhicule d'escorte, à quelques mètres de la maison d'arrêt. Une vidéo de la scène a été diffusée sur les réseaux sociaux.
Évasion à Bar-le-Duc : Une vidéo montre la fuite du détenu, un mandat d'arrêt européen émis
Le détenu a pris la fuite en courant, en sortant de la voiture. (capture écran vidéo / DR)
Par Actu17
Le mercredi 18 mars 2026 à 16:02

Un mandat d'arrêt européen a été émis mardi 17 mars pour retrouver un détenu de 25 ans qui s'est évadé vendredi 13 mars alors qu'il était reconduit à la maison d'arrêt de Bar-le-Duc (Meuse). Mis en examen pour viol et placé en détention provisoire depuis octobre 2025, l'homme avait pris la fuite à quelques mètres de l'établissement pénitentiaire après une audition chez un juge d'instruction à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il n'a toujours pas été interpellé.

Une vidéo de huit secondes, manifestement extraite d'images de vidéoprotection, a été diffusée sur les réseaux sociaux et publiée par M6. On y aperçoit le détenu, qui n'a plus qu'un seul poignet menotté, s'extraire du véhicule au moment où l'un des fonctionnaires lui ouvre la portière. Il descend et prend immédiatement la fuite en courant. Les trois agents se lancent aussitôt à sa poursuite sans parvenir à le rattraper.

«Il n'était plus entravé par une menotte»

Les faits se sont produits le 13 mars vers 14 heures. Le Nancéien de 25 ans, escorté par trois agents du pôle de rattachement des extractions judiciaires (PREJ), revenait d'une audition devant un juge d'instruction à Nancy. C'est à sa descente du véhicule banalisé, stationné devant la porte de la maison d'arrêt, qu'il a pris la fuite. Le procureur de la République de Bar-le-Duc, Sofian Saboulard, a précisé samedi que "l'exploitation de la vidéosurveillance permet désormais d'affirmer que le fugitif n'était plus entravé par une menotte au niveau de sa main droite au moment de sa sortie du véhicule et de sa fuite en courant". "Les personnels du PREJ ont immédiatement tenté de poursuivre l'intéressé sans parvenir à le rattraper. Aucun usage d'arme et aucun blessé" n'ont été "recensés", a-il ajouté. La longe qui devait le relier aux agents avait également disparu.

Une enquête pour évasion a été ouverte et confiée au commissariat de Bar-le-Duc ainsi qu'à la Direction de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Nancy. L'évadé a été inscrit au fichier des personnes recherchées. Mardi, le procureur Sofian Saboulard a annoncé l'émission d'un mandat d'arrêt européen, assurant que "les investigations se poursuivent et se poursuivront avec intensité jusqu'à l'interpellation de l'évadé". Le magistrat "l'appelle vivement à se rendre".

Un viol commis à Nancy en octobre

Le détenu était placé en détention provisoire dans le cadre d'un mandat de dépôt criminel pour des faits de viol et de violences.

Selon L'Est Républicain, les faits remontent au 18 octobre. Ce jour-là, le mis en cause avait abordé une jeune femme devant son domicile à Nancy, dans le secteur de la rue Gabriel-Mouilleron, alors qu'elle rentrait chez elle seule vers 05h30 du matin. Après un bref échange, l'homme avait semblé poursuivre son chemin avant de revenir frapper à la porte de la victime. Il s'était alors introduit de force à son domicile, l'avait frappée violemment et violée. L'homme avait été interpellé quelques jours plus tard dans la banlieue de Nancy, puis écroué.

Déjà mis en examen pour viol par conjoint

Selon nos confrères, le suspect était déjà mis en examen par un juge d'instruction d'un autre département pour des faits de viol par conjoint commis en région parisienne. Son ADN figurait déjà au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Il est également connu pour des faits de trafic de stupéfiants. Il n'a toutefois fait l'objet que d'une seule condamnation, prononcée par un tribunal pour enfants. Des mesures ont par ailleurs été prises pour assurer la protection de la victime.

Cette évasion est survenue le même jour qu'une autre fuite spectaculaire. Un détenu du centre pénitentiaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) a profité d'une sortie culturelle au musée du Louvre, à Paris, pour s'évader dans le métro. Ce dernier a été arrêté à son arrivée au Sénégal en début de semaine. À la suite de ces deux épisodes, le directeur général de l'administration pénitentiaire, Sébastien Cauwel, avait ordonné la suspension des permissions de sortir collectives jusqu'à nouvel ordre.