Saint-Gilles : Le corps découvert calciné est bien celui de Sonia Bellina, deux suspects en garde à vue

L'expertise ADN a confirmé ce mercredi que le corps découvert le 12 août dans des vignes du Gard est celui de Sonia Bellina, une influenceuse de 29 ans domiciliée à Nîmes. Deux hommes ont été interpellés dans la journée et placés en garde à vue. L'enquête pour assassinat se poursuit.
Saint-Gilles : Le corps découvert calciné est bien celui de Sonia Bellina, deux suspects en garde à vue
Illustration. (Adobe Stock)
Par Actu17
Le mercredi 19 août 2026 à 14:49

Le corps partiellement calciné découvert le 12 août dans des vignes à Saint-Gilles, dans le Gard, est bien celui de Sonia Bellina, une influenceuse de 29 ans domiciliée à Nîmes, a annoncé ce mercredi 19 août la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, dans un communiqué. L'expertise ADN a permis de lever les derniers doutes sur l'identité de la victime, une semaine après la macabre découverte. Dans le même temps, les enquêteurs de la section de recherches (SR) de la gendarmerie de Nîmes ont interpellé deux hommes, placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte pour assassinat.

"Faisant suite aux différentes investigations, le retour de l'expertise ADN permet de confirmer ce jour que l'identité de la personne découverte décédée et partiellement calcinée mercredi 12 août 2026 sur le territoire de la commune de Saint-Gilles (30) est bien celle de l'influenceuse de réseaux sociaux âgée de 29 ans, domiciliée à Nîmes", écrit la magistrate. Le parquet ne publie pas le nom de la jeune femme et évoque une identité "largement relayée depuis 48 heures notamment suite aux déclarations de sa famille inquiète de la disparition". Son nom, déjà largement diffusé, figure dans le communiqué publié mardi par l'avocat de ses proches.

Le second volet de l'annonce concerne les investigations elles-mêmes. "Les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes viennent de procéder ce jour à l'interpellation de deux hommes qui ont été placés en garde à vue en raison d'éléments laissant suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte", indique le communiqué. Cette formulation ne permet pas d'établir à ce stade le rôle présumé de chacun des deux gardés à vue. La procureure annonce de plus amples informations ultérieurement.

Un corps découvert par un ouvrier agricole

C'est un ouvrier agricole qui avait fait la découverte du corps, au matin du mercredi 12 août, en prenant son service dans une parcelle de vignes à Saint-Gilles, une commune située à une vingtaine de kilomètres au sud de Nîmes. La victime avait été retrouvée nue et brûlée sur une partie du corps. Un produit inflammable avait été répandu sur elle, selon Midi Libre, vraisemblablement pour empêcher toute reconnaissance rapide et freiner ainsi le travail des enquêteurs. Une autopsie a été pratiquée le jeudi 13 août.

Le parquet de Nîmes avait immédiatement ouvert une enquête du chef d'assassinat, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes, épaulée par le groupement de gendarmerie du Gard. D'après Midi Libre, jusqu'à quarante militaires ont été mobilisés sur ce dossier dans les premiers jours, entre l'exploitation de la scène de crime, la présence aux opérations d'autopsie, les auditions de témoins et l'analyse des images de vidéosurveillance.

Portée disparue depuis le 10 août

Âgée de 29 ans, Sonia Bellina était très suivie sur les réseaux sociaux, avec environ 260 000 abonnés sur un compte TikTok, près de 120 000 sur un second et 13 000 sur Instagram, selon Le Progrès. Elle était portée disparue depuis le 10 août. Sa sœur aînée, qui se fait appeler Mia, a expliqué au quotidien régional que la jeune femme avait rendez-vous, dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 août, avec "quelqu'un qu'elle fréquentait". "Elle nous a dit qu'elle sortait un soir, elle n'est jamais revenue", a-t-elle déclaré. Selon Midi Libre, les proches étaient parvenus à localiser le téléphone portable de la jeune femme grâce au partage de position.

 

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L'affaire s'est doublée, ces derniers jours, d'un déferlement de publications sur les réseaux sociaux, entre reprises de photographies issues des comptes de la victime, rumeurs sur sa vie privée et messages hostiles. Mardi 18 août, Maître Mourad Battikh, l'avocat saisi par la famille, a annoncé des poursuites contre leurs auteurs. Ces publications "ajoutent une souffrance inutile à celle des proches et sont de nature à nuire au bon déroulement de l'enquête", a-t-il écrit, annonçant des signalements aux plateformes et à PHAROS, des demandes d'identification des auteurs ainsi que des plaintes devant les juridictions civiles et pénales.