Essonne : Une patrouille de police prise dans un guet-apens et attaquée au cocktail Molotov, à La Grande Borne.

Une patrouille de police a été attaquée à La Grande Borne ce lundi soir. (DR)

Des policiers qui effectuaient une patrouille dans la cité de La Grande Borne à Grigny (Essonne), ont été victimes d’un guet-apens ce lundi soir vers 20 heures.


Quatre policiers du commissariat de Juvisy-sur-Orge ont été attaqués par une dizaine d’individus hier soir dans le quartier de la peupleraie. Ils ont été légèrement blessés et sont parvenus tant bien que mal à se dégager de cette situation.

Leur voiture a d’abord été bloquée dans une ruelle par des véhicules en stationnement. Le temps d’effectuer une manœuvre et de poursuivre leur chemin, une dizaine d’individus qui avaient le visage dissimulé se sont portés à leur hauteur et se sont placés juste en face de leur voiture selon nos informations confirmant celles du journal Le Parisien.

Les agresseurs ont alors caillassé les fonctionnaires avec des pavés et des morceaux de parpaings, brisant à plusieurs endroits le pare-brise de leur voiture.

Un cocktail Molotov explose à côté des policiers

Pour se dégager, les policiers ont fait marche arrière et ont percuté une voiture. Au même moment, les assaillants ont jeté un cocktail Molotov qui a explosé juste à côté du véhicule des forces de l’ordre.

Voyant que la situation s’envenimait, les policiers sont sortis et ont fait usage de leur Lanceur de balles de défense (LBD 40) à plusieurs reprises pour faire reculer les assaillants. Ils ont ensuite réussi à quitter les lieux.

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Aucun des agresseurs n’a pu être interpellé au moment des faits. Les quatre policiers ont été légèrement blessés par les éclats de verre de leur voiture, certains d’entre-eux aux yeux.

L’attaque des policiers à La Grande Borne en 2016 prochainement jugée aux assises

Une violente attaque qui n’est pas sans rappeler celle où deux policiers avaient été grièvement brûlés à La Grande Borne, le 8 octobre 2016, par des jets de cocktails Molotov dans leurs voitures. L’un des fonctionnaires avait passé plusieurs jours dans le coma dans un état grave.

Le procès aux assises des auteurs présumés de ces faits se tiendra dans les prochains mois.