Aisne : Un enseignant en garde à vue, soupçonné d'avoir eu une relation sexuelle avec une collégienne de 14 ans

Un professeur d'histoire-géographie de Chauny (Aisne) est visé par une enquête pénale après des soupçons de relation sexuelle avec une élève de 14 ans. La procédure a entraîné sa suspension immédiate par le rectorat, tandis que le parquet précise que plusieurs éléments restent à vérifier.
Aisne : Un enseignant en garde à vue, soupçonné d'avoir eu une relation sexuelle avec une collégienne de 14 ans
Le collège privé Saint-Charles de Chauny (Aisne). (Google view)
Par Actu17
Le mercredi 7 janvier 2026 à 16:11

Un enseignant de 35 ans du collège privé Saint-Charles de Chauny (Aisne) a été placé en garde à vue, soupçonné d'avoir eu une relation sexuelle avec une collégienne de 14 ans. Le procureur de Laon indique qu'il est visé par l'infraction de "viol commis sur un mineur de moins de 15 ans par un majeur avec différence d'âge d'au moins 5 ans". Le rectorat a immédiatement suspendu l'enseignant, tandis que le chef d'établissement se dit "sous le choc" et "atterré par la situation".

À ce stade de l'enquête, le parquet précise que les faits se sont produits dans un contexte encore en cours de vérification. Jean-Baptiste Miot, procureur de Laon, souligne que "l'existence d'actes de pénétration, constitutifs de viol, n'a pu pour l'heure être établie". Il ajoute qu'"il n'est pas fait état à ce stade de violences, menaces, contrainte physique ou morale contre la mineure". Le magistrat rappelle enfin que, selon la loi, "toute relation sexuelle impliquant un majeur et un mineur de moins de 15 ans est systématiquement considérée comme une agression sexuelle ou un viol".

L'enseignant mis en cause, professeur d'histoire-géographie présent depuis quatre ans au sein du collège Saint-Charles, a été suspendu dès l'annonce de sa garde à vue. Le rectorat de l'académie d'Amiens indique avoir "immédiatement procédé à sa suspension à titre conservatoire", afin de "l'éloigner de tout contact avec les élèves" pendant "le temps judiciaire". Cette mesure s'applique le temps que les investigations se poursuivent.

«Personne n'avait connaissance» d'un tel lien

Au sein de l'établissement, la direction affirme n'avoir eu aucune information préalable sur une possible relation entre l'enseignant et la collégienne. Alexis Briaux, chef du collège, déclare que "personne n'avait connaissance" d'un tel lien et précise que la jeune fille est "en classe de troisième". Il annonce également qu'"un point d'écoute va être mis en place dans les prochains jours" pour les élèves ou enseignants qui en exprimeraient le besoin.

L'enquête se poursuit sous l'autorité du parquet de Laon.