Le dimanche 18 octobre 2026 à 11:43
Selon un nouveau bilan annoncé ce dimanche matin par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dans un message publié sur X, 1 800 personnes ont été interpellées en France dans le cadre de la journée de mobilisation du samedi 17 octobre. Plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés au cours des violences qui ont émaillé cette journée dans plusieurs villes du pays. "Ce bilan sanitaire n'est malheureusement que provisoire", a précisé le ministre. Samedi soir lors d'un point presse, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait donné un premier bilan de 150 blessés parmi les forces de l'ordre.
Selon Laurent Nuñez, dès la mi-journée, et dès le matin à Marseille, "des exactions étaient commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche décidés à s'en prendre à nos bâtiments publics et à prendre à partie nos forces de l'ordre". "Par la suite, ils ont été rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces dans plusieurs villes en France", a ajouté le locataire de la place Beauvau. Des commerces ont notamment été visés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux (Gironde), Rennes (Ille-et-Vilaine), Strasbourg (Bas-Rhin), Grenoble (Isère), Nice (Alpes-Maritimes) et Limoges (Haute-Vienne), détaille-t-il.
«Rien ne peut le justifier»
Le ministre a dénoncé les attaques visant les forces de l'ordre et les institutions, les dégradations de bâtiments publics, les intrusions dans des préfectures et des mairies, ainsi que les pillages de commerces. "Manifester est un droit fondamental. Semer le désordre avec violence et de manière concertée n'en est pas un", a-t-il affirmé, estimant que "rien ne peut le justifier". Il a également fait état de dégâts importants : "Les dégâts matériels sont considérables, pour notamment plusieurs centaines de commerçants."
Manifester est un droit fondamental. Semer le désordre avec violence et de manière concertée n’en est pas un.
Attaquer nos forces de l’ordre, s’en prendre à nos institutions, dégrader des bâtiments publics, s’introduire dans des préfectures ou des mairies, piller des commerces : rien ne peut le justifier.
Au lendemain de cette journée du 17 octobre qui dans certaines villes s’est poursuivie très tard, je remercie vivement et j’apporte mon total soutien aux policiers, aux gendarmes et aux sapeurs pompiers qui, partout en France, sont intervenus dans des conditions extrêmes. Dès la mi-journée, à Marseille dès le matin, des exactions étaient commises par plusieurs milliers d’individus d’ultra gauche décider à s’en prendre à nos bâtiments publics et à prendre à partie nos forces de l’ordre. Par la suite, ils ont été rejoints par des délinquants qui ont pillés et saccagés de nombreux commerces dans plusieurs villes en France : Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice, Limoges, … et bien d’autres.
Pour l’heure, 1800 personnes ont été interpellées et dès aujourd’hui des enquêtes sont menées pour identifier les auteurs de ces actes pour qu’ils en répondent devant la justice.
A ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés pris dans ces scènes de violences. Ce bilan sanitaire n’est malheureusement que provisoire. Les dégâts matériels sont considérables, pour notamment plusieurs centaines de commerçants.
La République ne cédera rien à ceux qui veulent imposer le désordre et la violence.
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) October 18, 2026
Des enquêtes pour identifier les auteurs
Des enquêtes sont menées depuis ce dimanche pour identifier les auteurs de ces faits, afin "qu'ils en répondent devant la justice". Laurent Nuñez a apporté son "total soutien" aux policiers, aux gendarmes et aux sapeurs-pompiers, intervenus "dans des conditions extrêmes". "La République ne cédera rien à ceux qui veulent imposer le désordre et la violence", a-t-il conclu.
À Paris, le parquet a fait état de 720 interpellations et de 517 gardes à vue, notamment après des dégradations au siège de CNews et des tirs de mortiers vers la prison de la Santé. À Marseille, le poste de police municipale de La Canebière a été attaqué samedi en fin de matinée, et le bâtiment a été dégradé.