Mobilisation du 17 octobre : 1 800 interpellations et plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés

Le ministre de l'Intérieur a dressé ce dimanche un premier bilan national de la journée de mobilisation de samedi, marquée par des violences et des pillages dans plusieurs grandes villes. Des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs.
Mobilisation du 17 octobre : 1 800 interpellations et plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés
Laurent Nuñez à Paris, le 30 septembre 2026. (Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 18 octobre 2026 à 11:43

Selon un nouveau bilan annoncé ce dimanche matin par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dans un message publié sur X, 1 800 personnes ont été interpellées en France dans le cadre de la journée de mobilisation du samedi 17 octobre. Plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés au cours des violences qui ont émaillé cette journée dans plusieurs villes du pays. "Ce bilan sanitaire n'est malheureusement que provisoire", a précisé le ministre. Samedi soir lors d'un point presse, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait donné un premier bilan de 150 blessés parmi les forces de l'ordre.

Selon Laurent Nuñez, dès la mi-journée, et dès le matin à Marseille, "des exactions étaient commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche décidés à s'en prendre à nos bâtiments publics et à prendre à partie nos forces de l'ordre". "Par la suite, ils ont été rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces dans plusieurs villes en France", a ajouté le locataire de la place Beauvau. Des commerces ont notamment été visés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux (Gironde), Rennes (Ille-et-Vilaine), Strasbourg (Bas-Rhin), Grenoble (Isère), Nice (Alpes-Maritimes) et Limoges (Haute-Vienne), détaille-t-il.

«Rien ne peut le justifier»

Le ministre a dénoncé les attaques visant les forces de l'ordre et les institutions, les dégradations de bâtiments publics, les intrusions dans des préfectures et des mairies, ainsi que les pillages de commerces. "Manifester est un droit fondamental. Semer le désordre avec violence et de manière concertée n'en est pas un", a-t-il affirmé, estimant que "rien ne peut le justifier". Il a également fait état de dégâts importants : "Les dégâts matériels sont considérables, pour notamment plusieurs centaines de commerçants."

Des enquêtes pour identifier les auteurs

Des enquêtes sont menées depuis ce dimanche pour identifier les auteurs de ces faits, afin "qu'ils en répondent devant la justice". Laurent Nuñez a apporté son "total soutien" aux policiers, aux gendarmes et aux sapeurs-pompiers, intervenus "dans des conditions extrêmes". "La République ne cédera rien à ceux qui veulent imposer le désordre et la violence", a-t-il conclu.

À Paris, le parquet a fait état de 720 interpellations et de 517 gardes à vue, notamment après des dégradations au siège de CNews et des tirs de mortiers vers la prison de la Santé. À Marseille, le poste de police municipale de La Canebière a été attaqué samedi en fin de matinée, et le bâtiment a été dégradé.