Le mardi 8 septembre 2026 à 20:10
Trente-cinq armes de poing Glock étaient dissimulés dans ses deux sacs à dos. Un ressortissant turc de 43 ans a été mis en examen le 28 août dernier à Paris pour trafic d'armes et association de malfaiteurs, avant d'être écroué. Il aurait livré des armes pour le compte d'un réseau criminel.
L'homme a attiré l'attention des douaniers le 24 août, vers 14h30, à la gare de Lyon, dans le XIIe arrondissement de Paris, rapporte Le Parisien. Il s'apprêtait à monter à bord d'un train à destination de Perpignan (Pyrénées-Orientales) et peinait visiblement à porter ses deux sacs à dos, particulièrement lourds. Lors du contrôle, les agents ont découvert un premier pistolet semi-automatique de marque Glock, équipé d'un chargeur vide.
Le quadragénaire a été aussitôt interpellé et la fouille de ses bagages a permis de découvrir pas moins de trente-quatre armes identiques, ainsi qu'une fausse pièce d'identité, une carte bancaire établie au même nom et 2 000 euros en numéraire. Il a été transféré dans les locaux de la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne, où il a été placé en garde à vue.
Une arme modifiée pour tirer en rafale
Une perquisition a été menée le lendemain à son domicile de Melun (Seine-et-Marne). Neuf autres pistolets semi-automatiques Glock y ont été saisis. "L'une de ces armes a été modifiée avec un sélecteur de tir et un chargeur long, permettant de tirer en rafale", a précisé une source proche de l'affaire, auprès de nos confrères. Une deuxième fausse pièce d'identité, 800 euros en espèces et un stock de munitions ont également été découverts. L'examen des armes a établi qu'il s'agissait de contrefaçons de Glock, modèles 19 et 26, de fabrication artisanale.
L'exploitation de la téléphonie du passeur présumé a révélé de nombreux déplacements à l'étranger depuis plusieurs mois : quatre séjours en Espagne, deux en Belgique et un en Allemagne. Selon les premiers éléments, le suspect aurait livré des armes pour un réseau.
Des messages évoquant des «projets d'exécutions»
Les investigations ont mis au jour des échanges plus inquiétants encore. Les enquêteurs ont découvert des messages évoquant de "possibles projets d’exécutions", selon la même source citée par Le Parisien. Confronté à ces éléments lors de ses auditions, le quadragénaire a reconnu son appartenance au réseau criminel. Il a affirmé avoir livré plus d'une centaine d'armes de poing de type Glock à des malfaiteurs.