Le jeudi 30 avril 2026 à 16:49
Un homme de 65 ans a été mortellement neutralisé par balle par un gendarme du GIGN à son domicile, dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 avril, au hameau de Las Illas, sur la commune de Maureillas-las-Illas (Pyrénées-Orientales), près de la frontière espagnole. Le sexagénaire s'était retranché chez lui, armé, après avoir tiré à plusieurs reprises sur son voisin et l'avoir menacé de mort, sur fond de conflit de voisinage ancien. Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes.
Les faits se sont produits vers 2 heures du matin. Une rixe éclate alors entre le sexagénaire et l'un de ses voisins. "Le mis en cause a fait usage d'une arme à feu à plusieurs reprises, sans toutefois blesser son voisin, et l'a menacé de mort", indique dans un communiqué Nicolas Brignol, le procureur de la République adjoint de Perpignan. L'homme, "manifestement en état d'ivresse et très agité", se retranche ensuite à son domicile, toujours armé, en compagnie de sa femme et de ses enfants, selon France 3.
Une phase de négociation sans succès
Prévenus par la compagne du voisin, les gendarmes se rendent rapidement sur les lieux. Face à la situation et au risque encouru par les occupants du domicile, ils sollicitent l'intervention du GIGN. L'unité d'élite arrive sur les lieux peu avant 6 heures du matin. Une phase de négociation est engagée avec le forcené, sans succès.
Aux environs de 06h30, les militaires du GIGN pénètrent dans le logement. Ils découvrent l'homme allongé sur son lit, un fusil positionné entre lui et sa compagne. "L'homme se redresse soudainement et s'empare de son arme. Se sentant menacé, l'un des gendarmes fait usage de son arme de service et le blesse grièvement au thorax", poursuit le procureur adjoint. Le décès est constaté quelques minutes plus tard.
Un conflit de voisinage «récurrent et relativement ancien»
Les premiers éléments de l'enquête mettent en évidence l'existence d'un conflit de voisinage "récurrent et relativement ancien" entre les deux familles, qui habitent des maisons séparées par une route.
Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes de flagrance. La première, confiée à la Section de recherches de la Gendarmerie de Montpellier et à la brigade de recherche de Céret en co-saisine, porte sur le contexte de l'intervention du GIGN, à savoir les violences et menaces avec arme imputées à l'homme décédé. La seconde, confiée à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et à la section de recherches de Montpellier, porte sur le tir mortel effectué par le gendarme du GIGN.