Le jeudi 8 octobre 2026 à 16:23
Un policier a été blessé à l'œil par un tir de mortier d'artifice devant le lycée Franklin-Roosevelt de Reims (Marne), ce jeudi 8 octobre, en marge de la mobilisation lycéenne. Le fonctionnaire a été évacué vers les urgences. Selon le procureur de la République de Reims, François Schneider, la victime est "légèrement blessée à l'œil". Un mineur a été interpellé et placé en garde à vue, a précisé le magistrat, confirmant une information de France 3.
Les faits se sont produits dans la matinée, devant ce lycée où la tension est montée. Le policier, affecté à la section d'intervention du commissariat de Reims, y était déployé lorsque des tirs de mortiers d'artifice ont visé les forces de l'ordre. D'après L'Union, l'une des fusées aurait d'abord heurté sa jambe. Le projectile aurait ensuite remonté jusqu'à son visage en s'infiltrant sous la visière de son casque, avant de l'atteindre à l'œil gauche. Le policier, qui présente une brûlure au niveau de l'œil, a été pris en charge à l'hôpital.
L'auteur présumé du tir a été interpellé sur place. Les policiers ont saisi le mortier utilisé, une batterie de 380 coups.
Le bureau départemental de la Marne du syndicat Alliance Police Nationale a réagi dans l'après-midi sur les réseaux sociaux. "Une nouvelle fois, un de nos collègues est blessé dans l'exercice de ses fonctions", a déploré l'organisation syndicale. Elle a publié une photo du policier allongé, le visage flouté et l'œil recouvert d'un pansement. Le syndicat a apporté "tout son soutien" au fonctionnaire blessé ainsi qu'à "l'ensemble des policiers mobilisés sur le terrain".
Des feux de poubelles devant plusieurs lycées
D'autres violences ont émaillé la matinée à Reims, à l'occasion de "l'acte IV" de la contestation lycéenne, entrée dans son 20e jour. Des poubelles ont été incendiées devant les lycées Colbert, Roosevelt, Libergier, Clemenceau et Georges-Brière. Des feux ont été allumés au pied des portes d'entrée. Plusieurs établissements ont subi des dégradations. Les jours précédents, les forces de l'ordre avaient déjà été prises pour cible par des tirs de mortiers.
Le ministre de l'Éducation nationale en visite à Reims
Ces débordements se sont produits pendant la venue à Reims du ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, reçu au lycée Raymond-Kopa. Une partie des centaines de lycéens mobilisés dans les rues n'avait pas attendu son arrivée pour manifester.