Le vendredi 25 septembre 2026 à 23:33
Une femme de 33 ans a été tuée jeudi soir à Salornay-sur-Guye (Saône-et-Loire), percutée par un automobiliste alors qu'elle essayait pour la première fois son nouveau vélo électrique. Son conjoint, témoin de la scène, s'en est ensuite pris au conducteur et l'aurait blessé avec un objet qu'il avait sur lui. Le parquet de Mâcon a ouvert deux enquêtes distinctes.
Le drame s'est produit vers 19 heures, rue du cimetière, dans ce village du Clunisois situé à une dizaine de kilomètres de Cluny, rapporte Le Journal de Saône-et-Loire. La victime était mère de trois enfants et vivait à quelques mètres de là. Deux de ses enfants, âgés de 8 et 10 ans, l'accompagnaient. Des témoins interrogés par le quotidien régional assurent que l'automobiliste circulait "vite". La procureure de la République de Mâcon, Anne-Lise Furstoss, a confirmé à l'AFP qu'il roulait à "une vitesse excessive".
Le choc a été d'une extrême violence : la victime a été éjectée de son vélo et a perdu un bras, rapportent les gendarmes. Quatre véhicules de pompiers et une équipe du SMUR sont intervenus, mais son décès a été prononcé sur place.
Le conducteur héliporté vers le CHU de Dijon
Le conducteur, âgé de 31 ans, s'était arrêté un peu plus loin. Le compagnon de la victime l'aurait alors rejoint et lui aurait porté plusieurs coups. D'après l'AFP, il l'aurait frappé avec un cutter. Grièvement blessé, l'automobiliste a été transporté par hélicoptère au CHU de Dijon (Côte-d'Or), en urgence absolue. Selon la procureure, son pronostic vital n'est pas engagé.
La compagnie de gendarmerie de Mâcon a déployé d'importants effectifs sur place, où de nombreux proches de la victime étaient bouleversés.
Le parquet a ouvert une première enquête pour homicide routier. La seconde porte sur des violences commises avec usage ou menace d'une arme. Le conducteur a dû être opéré et reste hospitalisé. Il n'a donc pas encore pu être placé en garde à vue. Des analyses toxicologiques doivent déterminer s'il avait consommé de l'alcool ou des stupéfiants.
«Un garçon sans une once de méchanceté»
La victime exerçait comme assistante maternelle depuis un peu plus d'un an. Elle s'investissait notamment dans l'association des parents d'élèves. L'une de ses filles, âgée de 2 ans, est née de son union avec son conjoint actuel, originaire du village. Selon la maire (DVG) de la commune, Catherine Bertrand, cet homme est resté chez lui auprès de sa famille. Il reçoit l'aide de psychologues envoyés par le département. "Il a eu une réaction que d'autres auraient pu avoir dans ces circonstances. Dans le civil, c'est un garçon sans une once de méchanceté", a déclaré l'élue à France 3.
Vendredi matin, les élèves et leurs parents ont pu être reçus à l'école par une psychologue scolaire.