Le lundi 21 septembre 2026 à 23:13
Un salarié a été grièvement brûlé ce lundi après-midi dans une explosion suivie d'un incendie à l'usine Pharmasynthèse de Saint-Pierre-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), près de Rouen. Il a été héliporté vers un centre spécialisé en région parisienne. Le site est classé Seveso seuil bas, et la préfecture assure que la population n'est exposée à aucun risque.
L'explosion s'est produite peu après 16 heures, dans un atelier de manipulation de l'entreprise, qui conçoit des ingrédients destinés à l'industrie pharmaceutique et à la cosmétique. "Un feu a provoqué l'éclatement d'un container", a expliqué à l'AFP le directeur du site, Pascal Malpeli. L'employé a alors été "aspergé de solvant en flammes", a-t-il ajouté. Selon France 3, la victime a été transportée par hélicoptère au Centre de traitement des brûlés de l'hôpital Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). Aucun autre membre du personnel n'a été blessé, et l'usine a été évacuée.
Des relevés atmosphériques sous les seuils de toxicité
De nombreux sapeurs-pompiers ont été engagés sur les lieux. Le feu a été rapidement maîtrisé grâce au système de sécurité incendie de l'usine et à l'intervention des secours. D'après Ici, le plan d'opération interne (POI) a été déclenché. L'accès à la rue a été temporairement interdit, et les équipes de GRDF et d'ENEDIS ont été mobilisées. Le maire s'est rendu sur place avec deux élus et la police municipale, et les riverains ont été informés par les élus.
Les pompiers ont effectué des relevés atmosphériques à l'intérieur du site, à ses abords et dans des habitations voisines. Les concentrations relevées sont restées sous les seuils de toxicité. Aucune émanation de produits toxiques n'a été constatée, et aucun confinement n'a été nécessaire. "Il s'agit à ce stade d'un événement interne à l'entreprise ne présentant pas de risque pour la population et les riverains. Une victime est en cours de transport", a indiqué la préfecture de la Seine-Maritime.
Une mise en demeure levée en juin
L'entreprise emploie 40 personnes, selon l'AFP. En mars 2025, la préfecture l'avait mise en demeure, notamment parce que l'exploitant n'avait réalisé qu'en partie l'étude portant sur ses rejets de composés organiques volatils. Cette mise en demeure a été levée le 4 juin 2026.