Financement du terrorisme : 29 personnes interpellées dans 26 départements en France et placées en garde à vue


Illustration. (VOA / wikimedia)

29 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lors d’une opération de police qui s’est déroulée simultanément dans 26 départements ce mardi.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) annonce ce mardi après-midi que 29 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lors d’une opération de police visant un système de cyberfinancement du terrorisme, qui aurait profité à des membres d’Al-Qaïda et du groupe État islamique (EI) en Syrie.

Le coup de filet a conduit à « 55 perquisitions dans 26 départements différents et au placement en garde à vue de 29 personnes, âgées de 22 à 66 ans, qui sont suspectées pour la plupart d’avoir injecté des fonds dans le réseau au bénéfice de proches se trouvant en Syrie, et pour deux d’entre eux, d’avoir joué le rôle de chevilles ouvrières », détaille le PNAT dans son communiqué.

L’opération de police « s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 24 janvier 2020 pour financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste criminelle, suite à la détection par Tracfin d’un circuit sophistiqué de transferts de fonds à des djihadistes français encore présents en Syrie », précise-t-on.

Ce réseau est « actif depuis l’année 2019 et repose principalement sur l’achat, en France, de coupons de cryptomonnaie dont les références ont été transmises par messagerie sécurisée à des djihadistes présents en Syrie, puis crédités sur des plateformes de bitcoins », détaille le PNAT.


Deux djihadistes français identifiés

Par ailleurs, « deux djihadistes français » à l’origine de ce réseau ont été identifiés, « Mesut S. et de Walid F., tous deux âgés de 25 ans ». « Ayant rejoint ensemble la Syrie en 2013, ils sont suspectés d’être des membres du groupe terroriste Hayat Tahrir Al-Sham (HTS) affilié à Al-Qaïda et sont visés par un mandat d’arrêt suite à une première condamnation à une peine de 10 ans d’emprisonnement, prononcée le 10 avril 2016, en leur absence, par le tribunal correctionnel de Paris », explique le parquet nationale antiterroriste.