Belgique : Un homme armé d'une Kalachnikov interpellé à la gare de Bruxelles-Midi, il dit venir de Lille

Un homme d'une vingtaine d'années a été interpellé à la gare de Bruxelles-Midi avec une Kalachnikov chargée, dissimulée sous des vêtements pour enfants. Repéré par les douanes, il serait arrivé de France. Ses intentions restent inconnues.
Belgique : Un homme armé d'une Kalachnikov interpellé à la gare de Bruxelles-Midi, il dit venir de Lille
La gare de Bruxelles-Midi, le 8 janvier 2022. (Illustration / EQRoy / Shutterstock)
Par Actu17
Le jeudi 3 septembre 2026 à 18:38

Un jeune homme d'une vingtaine d'années a été interpellé en possession d'un fusil d'assaut de type Kalachnikov, approvisionné et dissimulé dans un sac sous des vêtements de bébé et d'enfant, selon le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, à la gare de Bruxelles-Midi, en Belgique. Repéré par des agents des douanes en raison de son comportement, il a été arrêté ce jeudi 3 septembre par une patrouille mixte composée de policiers des chemins de fer et de militaires, à la descente d'un train. Le suspect serait arrivé de France, selon La Dernière Heure. Ses intentions demeurent inconnues et le parquet de Bruxelles se refuse à tout commentaire à ce stade.

C'est aux alentours de 09h30, que les douaniers ont décidé de contrôler son bagage, dans lequel ils ont découvert l'arme de guerre. Les douanes ont alors immédiatement alerté la police, et l'unité conjointe présente en gare a procédé à l'interpellation. Selon La Dernière Heure, le suspect n'a pas cherché à se saisir de son arme et son interpellation n'a donné lieu à aucune résistance.

Une arme chargée cachée sous des vêtements pour enfants

L'arme contenait trente cartouches, rapporte Het Laatste Nieuws. C'est également le poids inhabituel du sac de sport dans lequel elle avait été glissée qui avait attiré l'attention lors du contrôle, précise le média.

Le parcours emprunté par le suspect reste à établir. Toujours selon Het Laatste Nieuws, le jeune homme a dans un premier temps affirmé arriver de Lille (Nord). Sa venue à Bruxelles-Midi se serait pourtant faite depuis Mons, ville belge située à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale. Le média flamand n'exclut pas qu'il ait auparavant voyagé de France vers la Belgique. La Dernière Heure indique pour sa part que l'homme venait de France et qu'il aurait été interpellé à la descente d'un Eurostar. Le journal ajoute que l'individu voyageait seul et que les échanges avec lui ont été compliqués par sa très faible maîtrise du français.

Les intentions du suspect restent au cœur des investigations. Aucun élément n'a filtré à ce stade sur une éventuelle cible ou sur des projets concrets.

«Merci aux services pour leur action rapide et décisive»

L'interpellation a rapidement suscité des réactions politiques en Belgique. Sur X, le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a salué le travail des services engagés. "Merci aux services pour leur action rapide et décisive", a écrit le ministre. "Cela démontre que le renforcement des patrouilles dans les gares et métros avec l'aide de nos militaires est crucial et doit être poursuivi, voire étendu. C'est ce pour quoi je plaide au Gouvernement."

Le ministre-président de la Région bruxelloise Boris Dilliès s'est lui aussi félicité de cette intervention sur les réseaux sociaux. "Réactivité, professionnalisme, sécurité : merci à nos services de police et à nos militaires. La sécurité de nos gares, c'est une dynamique collective à poursuivre", a-t-il commenté.

Le parquet de Lille a précisé dans l'après-midi que "ce type de faits fait l'objet d'une coopération policière et judiciaire étroite entre les services belges et français".

Un commissariat mitraillé à l'arme automatique fin août

Les patrouilles mixtes associant policiers et militaires sont déployées depuis le 3 avril dans le cadre des mesures de sécurité renforcées à Bruxelles, où les règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants se multiplient. Dans la nuit du 21 au 22 août, un commissariat de quartier situé rue Démosthène, à Anderlecht, a été mitraillé à l'arme automatique par deux individus cagoulés, qui ont pris la fuite en trottinette. La capitale belge a ensuite connu trois nouveaux épisodes de tirs en trois jours à la fin du mois.

Le procureur du Roi Julien Moinil a alors tenu une conférence de presse pour alerter sur ces violences, dont la grande majorité est liée au narcotrafic. "Je suis un procureur inquiet", a-t-il déclaré, estimant que "n'importe qui peut se prendre une balle".