Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense mardi soir

Au onzième jour du conflit au Moyen-Orient, les déclarations contradictoires se multiplient entre Washington et Téhéran. Donald Trump assure que la guerre est "quasiment" terminée, tandis que l'Iran affiche sa détermination à poursuivre les hostilités. En France, Emmanuel Macron va réunir un cinquième conseil de défense.
Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense mardi soir
Emmanuel Macron à Berlin, le 18 mars 2025. (Juergen Nowak / Shutterstock)
Par Actu17
Le mardi 10 mars 2026 à 10:47 - MAJ mardi 10 mars 2026 à 10:58

Le président de la République Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi soir à 18h30 "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", a annoncé l'Élysée. C'est la cinquième fois que le chef de l'État convoque un conseil de défense depuis le début du conflit au Moyen-Orient.

Lors d'une conférence de presse organisée lundi soir à Miami, sa première depuis le début du conflit, Donald Trump a assuré que la guerre contre l'Iran était "quasiment" terminée. Le président américain a affirmé que l'offensive était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait initialement évoqué, précisant que "plus de 5000 cibles ont été atteintes" en dix jours. Il a également menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran décidait de bloquer l'acheminement de pétrole dans la région via le détroit d'Ormuz.

L'Iran prêt à se battre «aussi longtemps que nécessaire»

Ces déclarations ont immédiatement été contredites par Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé mardi sur la chaîne américaine PBS News que l'Iran était prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire" contre les États-Unis et Israël, ajoutant que des négociations avec Washington n'étaient "plus à l'ordre du jour". Les Gardiens de la révolution ont quant à eux affirmé qu'ils "décideraient de la fin de la guerre" et annoncé que les forces iraniennes n'autoriseraient aucune exportation de pétrole de la région vers les pays alliés des États-Unis et d'Israël tant que le conflit se poursuivrait.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a également pris ses distances avec les propos de Donald Trump, assurant mardi qu'Israël n'en "a pas encore fini" avec le pouvoir iranien.

Un septième soldat américain tué

Sur le terrain, les combats se poursuivent. Les Émirats arabes unis ont fait face mardi à une nouvelle attaque de drones et de missiles iraniens, selon leur ministère de la Défense. Israël a de son côté annoncé avoir frappé un lance-missiles iranien après un tir de barrage ayant déclenché des sirènes d'alerte dans plusieurs régions du pays. Le bilan humain côté américain s'est alourdi avec la mort d'un septième soldat depuis le début de la guerre, le sergent Benjamin Pennington, âgé de 26 ans, tué après une attaque iranienne en Arabie saoudite.

Les déclarations de Donald Trump ont eu un impact immédiat sur les marchés. Les prix du pétrole ont chuté de 10% mardi matin, tandis que le gaz européen reculait d'environ 15%. Les Bourses asiatiques ont connu un solide rebond après leur plongeon de la veille, portées par la perspective d'une fin rapide du conflit.