Sarcelles : Les trois policiers soupçonnés de violences et de viol placés en garde à vue à l'IGPN

Les trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d'Oise), accusés par un gardé à vue d'avoir commis des violences et un viol avec une matraque télescopique, ont été placés en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de l'IGPN. Le parquet de Pontoise a retenu des qualifications pénales lourdes à leur encontre.
Sarcelles : Les trois policiers soupçonnés de violences et de viol placés en garde à vue à l'IGPN
Illustration. (PhotoPQR / Maxppp)
Par Actu17
Le mardi 21 avril 2026 à 11:55

Les trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d'Oise), soupçonnés de violences et de viol sur un gardé à vue, ont été placés en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de franceinfo. Les trois fonctionnaires y avaient été convoqués dans la matinée dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Pontoise.

Les faits dénoncés remontent à la nuit de vendredi à samedi. Un homme placé en garde à vue dans le commissariat de Sarcelles pour une affaire de stupéfiants affirme avoir été frappé alors qu'il était menotté à un banc, avant d'être emmené dans les toilettes du commissariat, hors du champ des caméras. Selon le récit du plaignant, les policiers lui auraient introduit une matraque télescopique dans l'anus.

Une qualification pénale lourde retenue par le parquet

Le parquet de Pontoise, qui a confirmé lundi à Actu17 avoir ouvert une enquête, a précisé la qualification pénale retenue à ce stade : des faits de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours, commises en réunion et par des personnes dépositaires de l'autorité publique, ainsi que pour viol par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. L'enquête a été confiée à la police des polices.

Du côté des trois fonctionnaires mis en cause, la version diffère sensiblement. Selon une source proche de l'affaire, les policiers ont évoqué un affrontement physique survenu dans les toilettes après que le gardé à vue, qui se serait montré très injurieux et violent tout au long de la mesure, s'y serait enfermé en refusant d'en sortir.

Le plaignant a été examiné au sein d'une unité médico-judiciaire (UMJ), où un médecin a constaté la présence d'une fissure anale légère. Un constat médical qui semble avoir motivé l'ouverture de l'enquête confiée à l'IGPN. Quant à la procédure initialement ouverte contre le plaignant pour des faits liés aux stupéfiants, elle a fait l'objet d'un classement sans suite.