Le samedi 7 février 2026 à 01:22
Le Parquet national financier (PNF) a ouvert vendredi 6 février une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" visant Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe et ancien ministre de la Culture, ainsi que sa fille Caroline Lang. Cette enquête concerne "les faits révélés par Mediapart relatifs à Caroline et Jack Lang" et leurs liens financiers supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, a précisé le PNF, confirmant une information du Figaro.
Les noms de Jack Lang et de sa fille Caroline apparaissent plus de 673 fois dans les documents publiés le 30 janvier par le ministère de la justice américain. Parmi ces révélations figure un testament financier rédigé deux jours avant la mort de Jeffrey Epstein, indiquant que Caroline Lang devait recevoir 5 millions de dollars. Les documents mentionnent également une société offshore fondée en 2016 par Caroline Lang avec le financier américain dans les îles Vierges, que la fille de l'ancien ministre possédait avec son père. Une transaction immobilière "offshore" au Maroc impliquant l'ancien ministre et sa fille est aussi évoquée dans ces dossiers.
Caroline Lang a démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma à la suite de ces révélations. Son père fait quant à lui face à des appels à démissionner de la présidence de l'Institut du monde arabe.
Jack Lang a déclaré lundi "assumer pleinement (ses) liens" passés avec Jeffrey Epstein, avant d'assurer mercredi qu'il ignorait tout du passé criminel du financier américain qu'il a rencontré il y a "une quinzaine d'années" par l'entremise du réalisateur Woody Allen.
L'ancien ministre de 86 ans devra s'expliquer dimanche sur ses liens avec Jeffrey Epstein auprès du ministère des Affaires étrangères, principal financeur de l'emblématique Institut du monde arabe qu'il préside depuis 2013. Le gouvernement n'exclut aucune option concernant le mandat de l'ancien ponte socialiste.