Disparition de Lyhanna : la circulaire pénale priorisant les enfants victimes n'a pas été «appliquée par la procureure d'Auch»

La circulaire pénale priorisant les enfants victimes n'a pas été "appliquée par la procureure d'Auch", concernant les plaintes visant Jérôme B., l'homme soupçonné de l'enlèvement de la petite Lyhanna, à Fleurance (Gers) vendredi 29 mai.
Disparition de Lyhanna : la circulaire pénale priorisant les enfants victimes n'a pas été «appliquée par la procureure d'Auch»
Le ministère de la Justice à Paris, le 17 juillet 2022. (Illustration / Shutterstock)
Par Actu17
Le vendredi 5 juin 2026 à 12:47 - MAJ vendredi 5 juin 2026 à 13:20

La circulaire pénale priorisant les enfants victimes n'a pas été "appliquée par la procureure d’Auch" dans le traitement de plaintes visant Jérôme B., le suspect dans l'enquête sur la disparition de Lyhanna, a déploré vendredi une source gouvernementale auprès de l'AFP.

"Il est nécessaire de poursuivre votre mobilisation concernant les faits commis au préjudice des enfants: les violences physiques ou sexuelles doivent faire l'objet d'une vigilance particulière et d'un traitement prioritaire", précisant notamment cette circulaire pénale, signée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin et diffusée en janvier dernier.

Des «dysfonctionnements accablants et inacceptables»

"Ce soir, sur TF1, je reviendrai sur les dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l'État", réagit également le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur X. "Notre devoir est de protéger les enfants en priorité absolue comme je l'ai déjà demandé dès mon arrivée au ministère de la justice". Le garde des Sceaux s'exprimera au JT de 20 heures de TF1 ce vendredi.

Des «éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux»

De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait "un point complet" avec les ministres de la Justice et de l'Intérieur sur l’affaire Lyhanna, lors d'une réunion à Matignon ce vendredi matin. Ils ont fait état "d'éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux qui rendent évidemment incompréhensible que le mis en cause n'ait pas été entendu dans le cadre de la plainte de viol déposée en août dernier".

Selon le premier ministre, "l'enquête judiciaire devra établir les responsabilités pénales, en premier lieu celle de l'auteur du crime, qui est le premier responsable de ce drame ignoble". "La question est de savoir si tous les signaux d’alerte ont été pris en compte à temps, si toutes les procédures ont fonctionné comme elles auraient dû fonctionner et si les priorités ont été les bonnes", ajoute son cabinet dans un communiqué.

En conséquence, le chef du gouvernement a demandé que "les premières conclusions" de l'enquête administrative, confiée à l'Inspection générale de la justice et à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, "lui soient remises sous 15 jours".