Menaces contre le maire d’Alès : un jeune homme de 20 ans mis en examen et écroué à Paris

Il est poursuivi notamment pour association de malfaiteurs en bande organisée, mais le suspect assure avoir agi seul. Des inscriptions avaient été découvertes sur le mur d'enceinte du domicile de l'élu, ainsi que deux munitions de calibre 9 mm.
Menaces contre le maire d’Alès : un jeune homme de 20 ans mis en examen et écroué à Paris
Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, sur Facebook, le 28 juillet 2026. (capture écran vidéo)
Par Actu17
Le mercredi 30 septembre 2026 à 14:31

Un jeune homme de 20 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire dans l'enquête sur les menaces visant Christophe Rivenq, le maire d'Alès (Gard). Le jeune homme s'était présenté de lui-même au commissariat et affirme être l'auteur des faits, a indiqué ce mercredi le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) dans un communiqué.

Le PNACO s'était saisi dès le 21 juillet de "l'ensemble des faits de menaces et actes d'intimidation dont a été victime M. Christophe Rivenq, maire d'Alès, notamment en lien avec la découverte d'inscriptions apposées sur le mur d'enceinte de son domicile, ainsi que de deux munitions de calibre 9 mm". À l'issue de deux mois d'investigations, une information judiciaire a été ouverte le 21 septembre, dans le cadre d'une enquête portant notamment sur ces menaces.

Il affirme «avoir agi seul»

Trois jours plus tard, le 24 septembre, le jeune homme, originaire du Gard, s'est présenté spontanément au commissariat d'Alès. Selon le parquet, il a revendiqué "dans ses dernières déclarations être à l'origine des menaces à l'encontre de cet élu et avoir agi seul".

Ses déclarations ont toutefois varié au cours de sa garde à vue. Le PNACO précise en effet que c'est "à l'issue de ses auditions divergentes en garde à vue" qu'il a été présenté aux magistrats instructeurs spécialisés du tribunal judiciaire de Paris.

Mis en examen pour association de malfaiteurs en bande organisée

Les juges d'instruction l'ont mis en examen pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime aggravé par la circonstance de bande organisée". Il est également poursuivi pour "menace, violence ou acte d'intimidation envers un élu public pour qu'il accomplisse ou s'abstienne d'accomplir un acte de son mandat" et pour "menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un élu public". Les magistrats ont aussi retenu la "détention non autorisée d'arme, de munition ou de leurs éléments de catégorie B" ainsi que le "transport sans motif légitime d'arme, de munition ou de leurs éléments de catégorie B". Le mis en cause a ensuite été placé en détention provisoire, "conformément aux réquisitions du PNACO".

Les enquêteurs cherchent d'éventuels complices

Même si le jeune homme assure avoir agi seul, l'enquête n'est pas terminée pour autant. L'information judiciaire va désormais se poursuivre "afin de déterminer précisément les circonstances des faits et d'en identifier l'ensemble des auteurs et éventuels complices", conclut Vanessa Perrée, la procureure nationale anti-criminalité organisée.