Un militaire écroué après avoir détourné l'IA du ministère des Armées pour générer des images pédopornographiques

L'homme de 42 ans, interpellé le 22 juillet, a reconnu les faits. Il est écroué et visé par cinq chefs de mise en examen, dont la corruption de mineur.
Un militaire écroué après avoir détourné l'IA du ministère des Armées pour générer des images pédopornographiques
Illustration. (Mircea Moira / Shutterstock)
Par Actu17
Le samedi 8 août 2026 à 21:34

L'intelligence artificielle du ministère des Armées a été détournée par l'un de ses militaires pour produire des images à caractère pédopornographique. Âgé de 42 ans, l'homme a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il est également soupçonné d'avoir généré des images dénudées de deux de ses collègues avec le même outil, puis d'avoir réclamé des photos pédopornographiques à des mineurs sur les réseaux sociaux. Le procureur de la République adjoint de Metz, Thomas Bernard, a annoncé sa mise en examen ce vendredi 7 août, confirmant une information du Républicain Lorrain.

Affecté dans un site mosellan, le mis en cause n'avait jamais eu affaire à la justice. Selon le magistrat, il a effectué "plus de 10 000 requêtes afin de forcer la création d'images à caractère pédopornographique" auprès de l'outil d'intelligence artificielle du ministère.

Deux collègues portent plainte

Deux femmes travaillant à ses côtés ont par ailleurs déposé plainte contre lui. Il avait généré, avec ce même outil, des images les représentant dénudées.

Des mineurs sollicités sur les réseaux sociaux

Il a été interpellé le 22 juillet. Entendu par les enquêteurs, il est passé aux aveux. Il a alors reconnu un second volet : sur les réseaux sociaux, il réclamait à des mineurs de 15 ans des clichés à caractère pornographique.

Une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour "diffusion, par service de communication au public en ligne, d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l'image ou les paroles d'une personne non consentante", "corruption de mineur par une personne mise en contact avec la victime par un réseau de communications électroniques", "sollicitation d'un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique", "importation de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique" et "enregistrement ou fixation d'image à caractère pornographique d'un mineur de 15 ans".

Trois services se partagent le dossier : la section de recherches (SR) de la gendarmerie de l'armement, la brigade de recherches de Thionville et l'unité nationale cyber, spécialisée dans la lutte contre la criminalité numérique.

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