Les Lilas : Un homme hurlant «Allah Akbar» et muni d’un couteau meurt après son interpellation


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Un homme est décédé ce jeudi après-midi à l’hôpital, plusieurs heures après son interpellation. Il avait proféré des menaces de mort à plusieurs reprises.


Plusieurs passants ont fait appel à la police municipales de la commune des Lilas (Seine-Saint-Denis) ce jeudi matin vers 10 heures, expliquant avoir vu un homme âgé d’une quarantaine d’années, la tête ensanglantée, qui hurlait « Je vais tuer tout le monde » et « Allah Akbar », rapporte Le Point. Le suspect se frappait aussi la tête avec une tuile explique Europe 1.

Arrivés sur place, les policiers municipaux ont aperçu l’individu qui est entré dans l’atelier d’une boulangerie. Ils ont ensuite tenté de le maîtriser en faisant usage de gaz lacrymogène mais l’homme a pénétré dans le commerce, et aurait accédé au sous-sol.

Il se saisit d’un couteau et menace les policiers

Le suspect a alors récupéré un couteau avec lequel il a menacé les policiers nationaux qui venaient d’arriver sur place. Ces derniers ont fait usage d’un pistolet à impulsion électrique pour l’immobiliser et pour pouvoir l’interpeller. Le mis en cause aurait à nouveau hurlé « Allah Akbar » et a mordu un gardien de la paix au mollet.

Interpellé et maîtrisé, le suspect a été pris en charge par les sapeurs-pompiers alors qu’il était en arrêt cardio-respiratoire. Le SAMU est à son tour arrivé sur les lieux et a ranimer l’homme qui a été évacué à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe). Il a été déclaré mort à 17 heures.


De lourds antécédents psychiatriques

Le mis en cause était âgé de 36 ans et serait connu au fichier de traitement des antécédents judiciaire (TAJ, le fichier des forces de l’ordre) selon Le Point. L’hebdomadaire a également contacté le parquet qui a confirmé que le suspect s’était bien saisi d’un couteau, menaçant les fonctionnaires de les tuer en criant « Allah Akbar ».

Quant au décès de cet homme, le parquet a précisé que son malaise n’avait pas eu lieu simultanément avec l’utilisation du pistolet à impulsion électrique. Selon Europe 1, le suspect avait de lourds antécédents psychiatriques.

Une enquête confiée à la police judiciaire

Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, violences volontaires et menaces de mort réitérées. Elle a été confiée aux policiers du Service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis.