Marseille : En situation irrégulière en France et recherché par la justice, il frappe sa compagne


Illustration. (shutterstock)

La victime affirme avoir été violemment agressée et séquestrée par cet homme qu’elle hébergeait régulièrement. Ce dernier a été déféré au parquet de Marseille. Il était en situation irrégulière en France et recherché par la justice pour une peine de 15 mois de prison à purger.

Une femme de 29 ans a lancé un appel à l’aide sur les réseaux sociaux jeudi vers 14 heures. Elle était séquestrée à son domicile situé dans le 3e arrondissement de Marseille par un homme qu’elle fréquente depuis quelques mois, et qui vit régulièrement chez elle. Les policiers sont intervenus mais l’agresseur est s’est enfui juste avant leur arrivée.

La description de cet homme âgé de 38 ans a été donnée sur les ondes police. Une patrouille de la BAC l’a repéré et interpellé quelques rues plus loin vers 15h30. Il a été placé en garde à vue.

Des traces de coups

Interrogée par les enquêteurs de la sûreté départementale, la victime explique qu’elle a été violemment agressée lors d’une dispute. Elle affirme avoir été poussée dans les escaliers par son compagnon, frappée à coups de poing puis attachée à son lit et violée.

L’examen médical a montré que la plaignante présentait des traces de coups sur le corps. Cette dernière a aussi précisé qu’elle avait déjà été frappée par le mis en cause quelques jours auparavant.

Une condamnation pour trafics de stupéfiants

Le suspect a nié le vol mais a reconnu avoir frappé la victime, évoquant « une gifle » et minimisant les faits détaille une source proche du dossier. En situation irrégulière sur le territoire français, l’homme est déjà bien connu de la justice puisqu’il était visé par une fiche de recherche délivrée par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, en juillet dernier. Il avait en effet 15 mois de prison à purger suite à une condamnation pour trafics de stupéfiants.

Le mis en cause a été déféré ce samedi et devait être jugé ce lundi dans le cadre d’une comparution immédiate, pour violences volontaires aggravées. Les éléments de l’enquête et l’examen médical n’ont pas permis de retenir la qualification de viol précise cette même source. En outre, la victime s’est vu attribuer 4 jours d’Incapacité totale de travail (ITT).