Metz : Un pharmacien accusé d’avoir perçu 1,1 million d’euros de la CPAM avec de fausses ordonnances


Illustration. (mikecphoto/shutterstock.)

INFO ACTU17. Deux hommes, dont un pharmacien de Metz (Moselle), ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Ce professionnel de santé est accusé d’avoir réalisé de fausses ordonnances et de fausses factures, auprès de deux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM). Le préjudice est estimé à plus d’un million d’euros.

L’enquête a débuté en janvier dernier après le signalement de l’Agence régionale de santé (ARS) de Nancy. Les investigations, confiées conjointement à la sûreté départementale et au groupe interministériel de recherches (GIR), visent un pharmacien de Metz, accusé d’avoir réalisé de fausses ordonnances et de fausses factures de rétrocession, au préjudice des CPAM de Moselle et de Meurthe-et-Moselle indique une source proche du dossier. Le montant de ces multiples escroqueries a été évalué à un peu plus d’un million cent mille euros.

Une information judiciaire a été ouverte et les enquêteurs ont découvert que des virements avaient été effectués à partir du compte bancaire de cette pharmacie de Metz, vers celui d’un homme âgé de 61 ans, déjà connu des services de police. Des transferts d’argent pour un montant total avoisinant 67 000 euros. Le pharmacien de 62 ans a été auditionné le 10 mai dernier. Il serait passé aux aveux, précisant qu’il avait agi sous la menace du second suspect.

232 000 euros saisis sur les comptes bancaires des suspects

Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue le 14 septembre dernier. Dans le même temps, des perquisitions ont été menées à la pharmacie et au domicile du professionnel de santé. « Des courriers de menaces ont été retrouvés, ainsi qu’une centaine de fausses factures de rétrocession », détaille cette même source. Le sexagénaire a été déféré avant d’être mis en examen puis remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Le second suspect s’est quant à lui justifié en évoquant un contentieux avec le pharmacien. « Il a affirmé qu’il lui devait 168 000 euros mais a nié être l’auteur des menaces », ajoute cette source. Un montant largement inférieur au préjudice déjà évalué par les enquêteurs. Le professionnel de santé de 61 ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire à son tour. En outre, près de 232 000 euros ont été saisis par les enquêteurs sur les comptes bancaires des deux hommes. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices ou autres manœuvres frauduleuses.