Meurthe-et-Moselle : Un homme fiché S et encagoulé s’introduit dans un commissariat pour «tester la sécurité»


L'hôtel de police de Mont-Saint-Martin en Meurthe-et-Moselle. (photo Google)

Les policiers de Mont-Saint-Martin, près de Longwy, ont interpellé un intrus au comportement étrange, dans l’enceinte du commissariat. Son acte aux contours obscurs fait l’objet d’une enquête.

Une femme habitant dans un logement qui surplombe la cour de l’hôtel de police de Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle) a alerté les policiers, mardi vers 7 heures du matin. À l’opérateur du « 17 », elle a affirmé qu’elle venait d’apercevoir un individu se cacher dans le parking du commissariat, selon une source policière.

Ni une, ni deux, les patrouilles du secteur ont été alertées de ce fait inquiétant et ont convergé immédiatement vers les locaux de police. Un équipage est rapidement arrivé au contact du policier se trouvant à l’accueil, et a entamé des recherches.

« Si j’avais eu une kalach […] j’aurais pu tuer plusieurs policiers »

Les fonctionnaires ont localisé le suspect. Cet homme encagoulé, cachant son regard derrière des lunettes de soleil, tentait de se dissimuler derrière des véhicules de service en stationnement.

Mis en joue par les policiers, il n’a pas résisté à son interpellation et s’est allongé au sol pour se laisser menotter. La palpation de sécurité n’a pas permis de trouver une quelconque arme sur lui.


Lors de sa garde à vue, le suspect âgé de 42 ans a affirmé avoir agi pour tester la sécurité des locaux de police. Défavorablement connu de la justice, il a déclaré aux enquêteurs : « Si j’avais eu une kalach et une trentaine de munitions, j’aurais pu tuer plusieurs policiers », selon cette même source.

Fiché S

Les vérifications ont montré que le suspect fait l’objet d’une fiche S (Sûreté de l’état, ndlr) depuis plusieurs années. Une perquisition a été menée à son domicile et les enquêteurs y ont notamment découvert des munitions d’arme à feu. Il se trouvait toujours en garde à vue ce mercredi.

Cette affaire, pour le moins inquiétante, a poussé le syndicat Unité SGP Police FO à demander qu’un audit sécurité soit mené dans tous les commissariats de Meurthe-et-Moselle.