Meurtre de Mathéo à Amiens : un septième suspect mis en examen et écroué

Mathéo Pégard avait 19 ans lorsqu'il a été tué à coups de couteau à Amiens.

INFO ACTU17. Un septième suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire dans l’enquête sur le meurtre sauvage de Mathéo Pégard, 19 ans, tué à coups de couteau le 26 janvier 2020 à Amiens (Somme). Les meurtriers s’en sont pris à lui car il roulait dans une voiture immatriculée avec un « 75 ».

Près de deux ans après le meurtre sauvage de Mathéo Pégard, survenu dans le quartier d’Etouvie à Amiens en janvier 2020, les enquêteurs de la police judiciaire sont en passe d’avoir résolu une partie du mystère. Un dernier suspect, âgé de 32 ans, a été mis en examen le 17 décembre dernier, par un juge amiénois pour meurtre en bande organisée avant d’être écroué. Hamed est déjà bien connu des services de police pour violences et différents vols. Il avait déjà écopé d’une peine de cinq ans de prison pour avoir participé aux émeutes de 2012 qui avaient éclaté dans les quartiers nord de la ville.

Depuis plus d’un an, le trentenaire était en cavale après avoir échappé à la police en octobre 2020. Hamed a été surpris le 16 décembre à Doullens, chez une amie où il avait trouvé refuge. Le malfaiteur a été placé en garde à vue dans les locaux de la PJ. Mais il a préféré garder le silence comme les autres suspects de cette terrible histoire.

Poignardé à de multiples reprises et jeté hors de la voiture

Revenons sur ce drame, survenu dans la nuit du 26 janvier 2020 et au cours duquel Mathéo, 19 ans, a été la victime innocente d’un règlement de compte entre malfaiteurs. Il est 05h50 lorsque les forces de l’ordre sont appelées dans le quartier de l’Etouvie pour une agression au couteau dans un appartement. Un Angolais de 23 ans est blessé et les victimes racontent qu’un groupe à fait irruption dans le logement. « Ces hommes criaient qu’ils étaient à la recherche de Parisiens avec lesquels ils avaient maille à partir », souligne une source proche du dossier.

Quelques minutes plus tard, les fonctionnaires retrouvent, rue de Bretagne, le corps de Mathéo gisant sur le trottoir lardé de coups de couteau. Le blessé est pris en charge par les secours avant de décéder entre leurs mains. L’enquête de voisinage permet de comprendre que la victime était arrivée en voiture quelques minutes plus tôt, avec son frère, avant d’être assaillie par une bande de voyous armés. Mathéo a été poignardé et jeté hors de la voiture alors que son frère est parvenu à prendre la fuite. Un peu plus tard dans la journée, leur voiture est retrouvée incendiée. Aucun indice n’y est découvert mais les tueurs y ont laissé un couteau.

La police judiciaire exploite les images de vidéosurveillance et recueille des témoignages. Ces derniers sont difficiles à trouver car la peur et la loi du silence règnent sur le secteur. Ils apprennent que cette expédition aurait été organisée par un certain Areski, un homme de 26 ans déjà connu pour association de malfaiteurs et meurtre en bande organisée.

Les suspects sont restés muets

Entre le 28 janvier et le 11 octobre 2020, onze suspects dont le fameux Areski seront interpellés et interrogés sur les circonstances de la mort de Mathéo. Ils ont tous gardé le silence. Au total, sept hommes, tous connus des services de police, ont été mis en examen dans ce dossier avant d’être écroués. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, Mathéo s’est trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment, ciblé parce qu’il roulait dans une voiture immatriculée à Paris.