Morbihan : Démembré et brûlé alors qu’il fêtait sa sortie de prison chez son ancien codétenu


Illustration. (Shutterstock)

Le procès d’un couple se tient à partir de ce lundi devant la cour d’assises du Morbihan. Il est soupçonné du meurtre particulièrement sordide de Sébastien Legendre, poignardé à mort puis démembré et en partie brûlé en janvier 2017.

La soirée organisée pour fêter sa libération de prison s’est terminée par un crime atroce. Au terme de trois mois de détention, Sébastien Legendre, 39 ans, avait rejoint son ancien codétenu et la compagne de ce dernier à leur domicile pour des retrouvailles. C’est dans ce logement, à Melrand (Morbihan), que tout a basculé dans la nuit du 27 au 28 janvier 2017, rapporte Le Parisien.

La petite fête qui se tenait sur fond d’alcool, de cannabis et de cocaïne s’est terminée en meurtre. Ce soir-là, le couple a cherché à obtenir de force le code de la carte bancaire de Sébastien Legendre. Ce dernier a finalement été tué à coups de couteau. Frédéric C. et Ludivine Q. sont ensuite allés retirer 50 euros au distributeur.

Les deux suspects s’accusent l’un l’autre

Le procès qui débute ce lundi devant la cour d’assises du Morbihan devra déterminer les responsabilités des suspects et les actes qu’ils ont respectivement accomplis. Tout au long de la procédure, Frédéric et Ludivine se sont chacun accusés du premier coup de couteau. C’est toutefois à deux, qu’ils auraient par la suite découpé le corps de Sébastien Legendre à l’aide d’une scie à métaux et d’un couteau de cuisine électrique. Ils l’auraient ensuite brûlé en partie dans la cheminée de l’habitation.

Au terme de ces actes sordides et après avoir nettoyé la scène de crime, le couple aurait eu plusieurs rapports sexuels. Ce n’est que le lendemain que leur plan a pris une tournure qu’ils n’attendaient sans doute pas. La fille de Ludivine est revenue au domicile familial après avoir dormi chez une amie et a invité des camarades pour passer une soirée sur place.


Ce rendez-vous avait été fixé plusieurs jours auparavant. Plus tard, Ludivine confiera aux enquêteurs que cette petite fête organisée au domicile familial avait contraint Frédéric à ajouter du bois vert dans la cheminée, pour dissimuler la tête découpée du défunt qui était encore en train de brûler.

L’accusée dénonce son compagnon aux gendarmes

La soirée entre camarades a eu lieu mais Frédéric a eu un comportement exécrable envers les convives, et sa compagne s’est montrée distante. Il s’est alors rapproché de la fille de Ludivine et lui a montré des photos du cadavre, en lui demandant de les garder en tant que preuve, au cas où…

Ludivine s’est finalement présentée à la gendarmerie le soir même et a dénoncé le crime en accusant son compagnon. Lorsque les militaires sont arrivés sur place, ils ont retrouvé ce dernier caché derrière un paravent. Ils ont ensuite fait la macabre découverte : le buste découpé de la victime était emballé dans un sac poubelle et entreposé dans un hangar près de l’habitation. Un pied de biche, une feuille de boucher et un couteau se trouvaient à côté.

Des restes du corps dans la cheminée

La perquisition menée au domicile du couple a permis aux gendarmes de retrouver des restes d’os calcinés dans la cheminée. D’autres ont été découverts dans le coffre du véhicule de Ludivine, à côté d’une scie à métaux et d’un couteau de cuisine électrique.

Durant leurs auditions, Frédéric et Ludivine se sont chacun accusés de ces actes sordides. L’avocat de cette dernière l’a décrite comme une femme manipulée par son compagnon. De son côté, le conseil de Frédéric a souligné le fait que son client avait toujours collaboré avec les enquêteurs et a dénoncé la « propension au mensonge » de Ludivine. Sa version ayant, en effet, changé à plusieurs reprises, relate le quotidien francilien. Les accusés s’exposent à la réclusion criminelle à perpétuité.