Le mardi 12 mai 2026 à 23:32
Un homme de 58 ans est décédé en garde à vue, dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai, vers 3 heures du matin, dans une geôle du commissariat d'Agde (Hérault). Il avait été interpellé un peu plus tôt en centre-ville par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) alors qu'il s'en prenait à la vitrine d'un tabac-presse à coups de machette. Le parquet de Béziers a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.
Les policiers de la BAC du commissariat d'Agde ont été appelés à intervenir en centre-ville après le signalement d'un individu armé et virulent. Arnaud Faugère, procureur de la République de Béziers, a indiqué ce mardi soir que "dans la nuit du 12 mai, les policiers de la brigade anticriminalité du commissariat d'Agde intervenaient après avoir été avisés qu'un individu criait dans la rue et portait des coups sur des véhicules à l'aide d'une machette".
Deux policiers blessés
À leur arrivée sur les lieux, les fonctionnaires ont fait face à un homme qui s'en prenait à la vitrine d'un commerce. Le magistrat précise qu'"à leur arrivée sur place, les policiers apercevaient un individu en train de casser la vitrine d'un tabac-presse à coup de machette, une arme blanche de 40 cm. Ce dernier refusait d'obtempérer aux injonctions des forces de l'ordre, ce qui amenait les fonctionnaires de police à faire usage d'un taser à une seule reprise. L'individu lâchait alors son arme sans chuter au sol et était interpellé malgré sa violente résistance. Il était placé en garde à vue".
Le transport vers le commissariat s'est déroulé dans des conditions difficiles. Selon le procureur, "lors du transport vers le commissariat, il restait très agité. Un fonctionnaire de police était blessé au genou et à la cheville et le second était blessé au dos".
Un arrêt cardio-ventilatoire fatal malgré les tentatives de réanimation
Face à l'état du mis en cause, les forces de l'ordre ont alerté les secours. Arnaud Faugère poursuit : "Face à l'état d'agressivité du mis en cause, un avis médical était sollicité et après l'examen réalisé par les pompiers, l'individu s'agitait à nouveau avant d'être victime d'un arrêt cardio-ventilatoire entraînant son décès, malgré le massage cardiaque réalisé par les pompiers et un médecin du SMUR". Le décès a été prononcé vers 3 heures du matin.
Les investigations ont été confiées au Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) de Montpellier. Une autopsie va être pratiquée afin de déterminer les causes exactes du décès.