Moselle : Le cadavre d’un ours polaire du Zoo d’Amnéville tronçonné


Illustration. (Pixabay)

Il s’agit d’une affaire qui pourrait embarrasser la direction du zoo d’Amnéville (Moselle) dont Olaf, un ours polaire de 31 ans, était la star.


Si l’ours est parti « de sa belle mort » durant le mois de juillet 2018, c’est par la suite que les choses auraient mal tourné. Dans le but d’éviter des frais d’équarrissage, le cadavre de l’imposant animal aurait été envoyé dans une déchetterie, avant d’être finalement tronçonné par des salariés, révèle France Bleu.

La déchetterie refuse le cadavre

Un ancien salarié du zoo a affirmé auprès de la radio que l’ours polaire était mort « paisiblement » le 27 juillet 2018. En pleine période de canicule, la direction du parc animalier a fait appel à une société de transport pour évacuer rapidement sa dépouille. D’après le chauffeur, la direction lui aurait affirmé que l’équarrisseur était fermé, en lui demandant de décharger le corps de l’animal sur le site de retraitement des déchets non dangereux d’Aboncourt.

Une fois arrivé sur place, l’homme aurait ouvert sa benne devant des employés de la déchetterie horrifiés par la vision et l’odeur du corps en décomposition. « Il faisait une chaleur à crever. Avec les salariés du site, on ne voulait pas le vider », témoigne-t-il auprès de France Bleu.

L’ours tronçonné dans le zoo

Le chauffeur est donc retourné au zoo où le corps de l’animal a été déchargé. Un employé du zoo a confié qu’il a ensuite été tronçonné et que les soigneurs « n’étaient pas très heureux de voir ça » ajoutant que « même si c’est un animal, ça fait mal ».


Une autre salariée du parc animalier, en redressement judiciaire à cette période, a affirmé que sa direction tentait de faire des économies à tous les niveaux dont celui de l’équarrissage. Le cadavre d’Olaf, lui, a disparu. La dernière trace officielle serait celle du signalement effectué aux autorités par la direction de la déchetterie.

D’autres cas similaires dans ce zoo ?

Un salarié de la société de transport soupçonne avoir transporté « d’autres animaux à Aboncourt et notamment un lion mort ». Dans une enquête de France Bleu, une employée affirmait déjà avoir découpé un éléphant, finalement enterré dans le zoo. « Moi j’ai découpé l’éléphant, j’ai aussi enterré des bestioles dans la forêt […] Un lion, un puma, un boa… », a confié un autre employé. La direction du zoo nie totalement ces accusations, rapporte Le Parisien.