Orly : Un maire de Guyane interpellé à l’aéroport avec 2,5 kg de cocaïne dans sa valise


Illustration. (© Francois Lafite/Wostok Press/Maxppp)

Le maire d’Apatou (Guyane) a été intercepté avec de la drogue dissimulée dans sa valise, samedi à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). Il devait se rendre au ministère des Outre-mer ce lundi, dans le cadre de son mandat électif.

Les douaniers de l’aéroport d’Orly ont mené un contrôle aléatoire des voyageurs en provenance de l’aéroport Félix Eboué à Cayenne (Guyane), ce samedi vers 10h30, relate Le Parisien. Il s’est avéré fructueux. Ils ont découvert 2,5 kg de cocaïne dans un bagage détenu par Paul Dolianki, maire (PSG – Parti socialiste guyanais, ndlr) d’Apatou, une petite commune située à la frontière avec le Suriname.

La valise inspectée n’était pas verrouillée et contenait des vêtements et des bouteilles de rhum. Mais dans un double-fond en tissu qu’ils ont découpé avec un couteau, les fonctionnaires ont trouvé la drogue d’une valeur marchande d’environ 75 000 euros. Il s’agit de cocaïne pure, qui se revend près de 30 000 euros le kilo.

L’édile a été interpellé et placé en rétention douanière, avant d’être remis aux policiers de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) à Roissy (Val-d’Oise). Paul Dolianki a alors été placé en garde à vue pour « trafic de stupéfiants », dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Créteil.

Il assure être étranger au trafic

Le maire d’Apatou aurait été très surpris et choqué d’apprendre la présence de drogue dans ses affaires, selon le quotidien francilien. Aux enquêteurs, il a assuré être innocent, expliquant que cette valise ne lui appartient pas et qu’elle lui a été confiée par un couple d’amis proches. Ces derniers, qui résident en Guyane, sont des fonctionnaires de l’Éducation nationale.


D’après ses déclarations, ils lui auraient demandé de remettre la valise à leur petite sœur, une étudiante qui habite en région parisienne. Elle devait récupérer le bagage directement à l’aéroport ce matin-là.

La garde à vue de Paul Dolianki a été prolongée de 24 heures, ce dimanche matin. Elle pourrait empêcher l’élu de se présenter au ministère des Outre-mer ce lundi, où il devait défendre les intérêts de son territoire dans le cadre d’un fonds d’investissement exceptionnel.

Joint par le quotidien francilien, son avocat Me Avi Bitton assure que l’édile est victime d’une méprise, ajoutant qu’il « coopère activement avec la police pour que l’enquête révèle les véritables coupables ». « Il a sûrement été utilisé comme une mule à son insu », a-t-il déclaré.

M. Dolianki avait été réélu au premier tour des municipales le 15 mars avec 50,47% des suffrages.