Le jeudi 11 juin 2026 à 16:03
Un couple a été mis en examen et placé en détention provisoire pour des viols incestueux et des agressions sexuelles incestueuses sur leur fillette de 7 ans, ainsi que pour atteinte sexuelle sur animal. Les parents, domiciliés à Saint-Just-la-Pendue (Loire), sont visés par une information judiciaire ouverte par le parquet de Roanne.
L'enquête a démarré par un signalement émis par les services de protection de l'enfance, faisant état de violences au sein de la famille. Elle a été confiée le 3 mars à la communauté de brigades de Balbigny, qui a repris des investigations entamées un peu plus tôt, précise une source judiciaire, confirmant une information du Pays Roannais.
La fillette de 7 ans, déjà suivie dans le cadre d'une mesure de placement éducatif, se serait confiée à ses grands-parents, selon Le Progrès. Pendant plusieurs mois, elle aurait subi des abus sexuels et des viols. Un chien que détenait la famille aurait par ailleurs été mêlé à ces agissements. Installés depuis peu à La Réunion auprès de leurs grands-parents, la fillette et son jeune frère s'y trouvent toujours ; c'est sur l'île que les premières investigations auraient été menées, au début de l'année.
La sœur du suspect également concernée
Les investigations ont par ailleurs mis au jour une seconde victime présumée : la sœur du mis en cause, aujourd'hui majeure. "Le dossier porte sur des faits d'abus sexuels dénoncés (...) par la sœur du suspect, au cours d'une période antérieure, alors qu'elle avait entre 7 et 14 ans", a indiqué le parquet de Roanne.
Mis en examen et placés en détention provisoire
Le père, âgé de 35 ans, et la mère, 33 ans, ont été interpellés chez eux le dimanche 7 juin. À l'issue de leur garde à vue, ils ont été déférés au parquet le 9 juin, avant d'être mis en examen et placés en détention provisoire sur décision du juge des libertés et de la détention. Les deux mis en cause ont contesté les faits qui leur sont reprochés. Des matériels informatiques et supports numériques auraient été saisis à leur domicile, selon Le Progrès.
L'information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, doit désormais se poursuivre. "L'instruction va également porter sur des suspicions d'abus sexuels sur les autres enfants de la famille, des faits de corruption de mineurs", a précisé le parquet. "Les investigations dans le cadre de l'information judiciaire porteront notamment sur la caractérisation ou non de faits dont les différents enfants de la fratrie auraient pu être victimes et sur le contenu des supports numériques saisis", a indiqué le procureur de la République de Roanne.