Paris : Incidents et violences durant la manifestation contre la loi «sécurité globale» près de l’Assemblée nationale


Les forces de l'ordre ont utilisé un canon à eau. (capture écran vidéo Remy Buisine/Clément Lanot)

Quelques milliers de personnes se sont rassemblées à proximité de l’Assemblée nationale à Paris ce mardi soir pour protester contre le projet de loi de « sécurité globale ». Des incidents ont éclaté vers 19 heures.


Plusieurs manifestations ont convergé vers l’Assemblée nationale ce mardi en fin de journée. Dans le même temps, les députés ont commencé à examiner le projet de loi de « sécurité globale » qui fait l’objet de polémiques, notamment du côté des journalistes. Plusieurs syndicats de la profession avaient appelé à manifester ce mardi. Des Gilets jaunes ont participé à ce rassemblement.

Des incidents ont éclaté à partir de 19 heures, les forces de l’ordre ont fait usage de moyens lacrymogènes et d’un canon à eau pour disperser les manifestants. Les policiers et les gendarmes ont également reçu des projectiles durant cette opération de maintien de l’ordre, notamment un CRS qui a été visé par un jet de pavé à la tête. Il y a eu plusieurs interpellations.

De nombreuses images ont été diffusées sur les réseaux sociaux. On entend notamment des manifestants scander : « Police, violeurs, assassins ».

Un article au centre des débats

L’article 24 de ce projet de loi est au centre des crispations. Il prévoit que la diffusion « du visage ou tout autre élément d’identification » – à l’exception du numéro de matricule, dit « RIO » – d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique », sera punie d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros. En outre, le texte n’interdira pas de transmettre les images aux autorités administratives et judiciaires.

« Est-ce qu’un citoyen pourra filmer une intervention de police ? La réponse est oui. Pourra-t-il le dénoncer au procureur de la République ? La réponse est oui », a martelé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ce mardi, alors qu’il était interrogé sur le sujet à l’Assemblée nationale. Le texte de loi est également soutenu par les syndicats de policiers.