Paris : Les dealers avaient empoché 126 000 euros en vendant du crack


Les galettes de crack sont d'abord chauffées avant d'être fumées. (Illustration/Adobe Stock)

Les enquêteurs du premier district de police judiciaire (DPJ) de Paris ont interpellé quatre individus soupçonnés de se livrer à un juteux trafic de crack. Ces derniers ont été écroués en l’attente de leur jugement.

Si le crack est une drogue pas chère pour des consommateurs parisiens miséreux, les dealers n’en prospèrent pas moins sur leur détresse. Quatre trafiquants, âgés de 22 à 32 ans, ont été déférés en fin de semaine dernière au parquet de Paris avant d’être écroués dans l’attente d’être jugés devant le tribunal correctionnel. Ils sont soupçonnés d’avoir vendu depuis un peu plus d’un an, sur la place Stalingrad (XIXe) et dans les jardins d’Éole, 3 kg de crack, ce qui leur a rapporté 126 000 euros.

C’est au début du mois de septembre que le groupe stups du premier district de la police judiciaire de Paris recueille un renseignement sur un certain Moussa D., qui animerait un réseau de revente de crack dans le XIXe arrondissement de Paris. Le patron des dealers serait Gabonais, sans papier et vit en colocation avec deux Sénégalais dans un appartement de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

« Ce type est un cuisinier du crack. Il prépare lui-même les produits à son domicile et fournit des galettes à ses revendeurs », souligne une source proche du dossier. Ces deux colocataires se rendaient dans le XIXe pour vendre leurs cailloux et le soir, l’argent était collecté par une troisième connaissance de Moussa.

1200 euros et du matériel servant à la confection du crack

Le 27 septembre, la préfecture de police de Paris évacue le jardin d’Eole et déplacent les drogués à la porte de la Villette. Les enquêteurs de la PJ décident d’organiser une opération et entre le 28 septembre et le 1er octobre interpellent leurs suspects, à Vitry-sur-Seine, à la porte de Choisy (XIIIe) et à la porte de la Villette. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont découvert 1200 euros et du matériel servant à la confection du crack dans l’appartement de Moussa D. Durant leurs auditions, les quatre hommes ont tenté de minimiser l’ampleur de leur trafic.