Paris : Opération de police après un appel anonyme évoquant une prise d’otages, la BRI a participé aux vérifications


Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la rue de Londres. (photo Actu17)

Une opération de police a débuté vers 18h30 dans le secteur de la rue de Londres à Paris (IXe) après un appel anonyme évoquant une prise d’otages.

La police a pris très au sérieux cet appel téléphonique passé vers 18h15 ce mercredi. Un homme qui s’est présenté comme une victime se trouvant sur son lieu de travail, a expliqué aux forces de l’ordre qu’une prise d’otages venait de débuter et qu’une trentaine de ses collègues étaient retenus par des hommes armés et encagoulés.

Ce dernier a précisé qu’il travaillait dans une entreprise dont les locaux se situent dans la rue de Londres. C’est dans ce bâtiment de 10 étages que des vérifications ont eu lieu durant plus de deux heures.

Les hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la préfecture de police, et de la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) ont participé à l’opération, tout comme plusieurs équipages des brigades anticriminalité (BAC) parisiennes. Une soixantaine de policiers ont été déployés au total. Les recherches se sont terminées peu après 21 heures. Aucun suspect ni objet dangereux ou explosif, n’a été découvert sur place.

Des vérifications dans les locaux d’une station de radio

Par ailleurs, les policiers ont constaté que le numéro qui avait été utilisé par le requérant, appartenait à une station de radio musicale, dont les locaux se trouvent dans le centre de Paris. Des vérifications ont été réalisées sur place dans le même temps, et n’ont rien donné. Aucun suspect ne se trouvait à l’intérieur et il ne s’agissait pas non plus d’un canular venant de cette radio. L’auteur de cet appel anonyme a donc volontairement fait apparaître un autre numéro de téléphone pour agir.


Un canular de type « swatting »

La piste d’un « swatting » ne fait pas de doute. Phénomène venu des États-Unis, il s’agit d’un canular téléphonique qui consiste à piéger les services de police, en restant anonyme et en leur faisant croire qu’une intervention urgente est impérative. Le nom vient du SWAT, l’homologue américain du RAID et du GIGN en France.

Il y a une quinzaine de jours, une alerte à la bombe avait également eu lieu à l’Arc de Triomphe (VIIIe), suite à un appel anonyme. Les vérifications n’avaient pas permis de découvrir un quelconque engin explosif ou dangereux.