Policiers brûlés à Viry-Châtillon : des peines de 20 à 30 ans requises contre les 13 accusés


Une quinzaine d'individus ont attaqué les policiers avec des cocktails Molotov le 8 octobre 2016, à Viry-Chatillon. (©PHOTOPQR/LE PARISIEN/ARNAUD JOURNOIS)

L’avocate générale a requis ce jeudi des peines de 20 à 30 ans de prison à l’encontre des 13 individus de 19 à 24 ans, accusés d’avoir tenté de tuer des policiers le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne). Deux policiers avaient été très gravement brûlés.

La violente attaque contre des policiers à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre 2016 avait provoqué un séisme dans les rangs de la police nationale. Une quinzaine d’individus avaient attaqué des policiers qui se trouvaient en sécurisation d’une caméra de surveillance à Viry-Châtillon en plein après-midi.

Les assaillants, armés de cocktails Molotov, avaient également jeté des pierres sur les fonctionnaires, les frappant. Deux des policiers avaient été très grièvement brûlés. L’un avait passé plusieurs semaines dans le coma et n’a pas encore pu reprendre son travail.

Six auteurs n’ont toujours pas pu être identifiés

Dans un long réquisitoire devant la cour d’assises de l’Essonne, l’avocate générale a requis des peines allant de 20 à 30 ans de réclusion criminelle. Les peines de 20 ans ont été requises à l’encontre des deux accusés mineurs au moment des faits. Des peines de 25 ans et 30 ans de réclusion ont été réclamées contre les autres accusés.

Dans le détails, 30 ans de prison ont été requis contre sept des accusés, et 25 ans contre quatre autres. D’autre part, six auteurs n’ont à ce stade, pas pu être identifiés. Au cours du procès qui a débuté le 15 octobre dernier et qui s’est déroulé à huis-clos, les 13 accusés ont tous nié les faits.


« Des peines à la hauteur de la sauvagerie du crime »

Il s’agit de « réquisitions méthodiques, qui ont repris de façon méticuleuses le faisceau de charges contre chacun des accusés. L’avocat général en a ensuite tiré les conséquences en requérant des peines à la hauteur de la sauvagerie du crime », nous explique Me Thibault de Montbrial, l’avocat de Jenny, l’une des policières qui a été gravement blessée.

Le délibéré est attendu pour le mercredi 4 décembre.