Règlement de comptes à Grenoble : un homme tué par balle retrouvé dans une voiture calcinée


Illustration. (photo Guillaume Bonnefont/IP3 Press/Maxppp)

Un homme âgé de 30 ans, bien connu de la police et la justice, a été retrouvé mort dans une voiture calcinée à Grenoble (Isère), dans la nuit de mercredi à jeudi. Il aurait été tué par balle avant que les auteurs incendient la voiture dans laquelle il se trouvait. La piste du règlement de comptes ne fait que peu de doute.

Les policiers et les sapeurs-pompiers ont été appelés pour des tirs et une voiture en feu dans le quartier Teisseire à Grenoble, peu après 4 heures du matin. Le corps d’un homme de 30 ans a été retrouvé dans le véhicule carbonisé, qui était criblée de balles.

Le procureur de la République de Grenoble, Éric Vaillant, a annoncé dans un communiqué que le défunt serait « selon plusieurs témoins, Amine Lashab né en 1990 ». Le trentenaire était bien connu de la police et de la justice « notamment pour trafic de stupéfiants ». « Le corps calciné ne permettant pas de l’identifier, il faudra attendre les résultats des prélèvements ADN pour confirmer cette identité », précise-t-on.

Concernant les faits, le véhicule de la victime « aurait été bloqué à un feu par une voiture dont deux individus seraient sortis pour tirer sur la victime puis l’arroser d’essence avant d’y mettre le feu », expose le parquet. L’homme aurait été touché par balle au niveau du thorax. Une autopsie va être pratiquée.

L’enquête pour meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs a été confiée à la police judiciaire de Grenoble. L’hypothèse d’un règlement de compte est celle retenue par les policiers. Le mode opératoire est celui du « barbecue« , bien connu dans la criminalité organisée.

Acquitté en appel dans une affaire de meurtre, en 2018

Amine Lashab avait été condamné en 2016 à 20 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de l’Isère, en première instance, pour le meurtre en bande organisée de Mehdi Chine, en 2010, rappelle Le Dauphiné. L’avocat général avait estimé que l’accusé était l’un des deux tireurs.

Jugé en appel en février 2018, Amine Lashab avait finalement été acquitté après avoir passé plusieurs années en prison. La Cour d’assises d’appel du Rhône avait considéré que les éléments à charge contre lui étaient « insuffisants pour caractériser sa participation aux faits ». Le trentenaire avait néanmoins été condamné en 2009 et en 2012 pour trafic de stupéfiants.