Rixe mortelle à Paris : le rappeur MHD a été mis en examen et placé en détention provisoire.


Le rappeur MHD (Twitter / MHDOfficiel)

Mohamed Sylla, alias « MHD », avait été placé en garde à vue ce mardi dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un homme lors d’une violente rixe à Paris, en juillet dernier. Le rappeur a été mis en examen ce jeudi soir et placé en détention provisoire.


« MHD » et trois autres suspects avaient été déférés ce jeudi. Les quatre hommes ont tous été mis en examen pour « homicide volontaire ». Le rappeur qui par ailleurs nie totalement les faits, et deux autres des suspects, ont été placés en détention provisoire ce jeudi soir, alors que le quatrième mis en cause a été quant à lui, placé sous contrôle judiciaire explique Le Parisien.

L’affaire remonte à la nuit de 5 au 6 juillet dernier. Cette nuit là, Loïc, 23 ans, a été roué de coups et a été poignardé à plusieurs reprises, dans le Xe arrondissement. Les secours ne parviendront pas à le sauver. Les premiers éléments de l’enquête montreront rapidement qu’il s’agissait d’une rixe entre bandes rivales des Xe et XIXe arrondissements.

Une Mercedes appartenant à MHD

L’exploitation des images de vidéosurveillances ont permis aux enquêteurs d’identifier plusieurs suspects, dont le rappeur MHD. Ces vidéos que le journal francilien a pu visionner, montrent une dizaine d’individus se trouvant rue Saint-Maur, qui dissimulent tous leur visage avec leur capuche.

Sur ces images, les policiers ont également remarqué une Mercedes de location immatriculée en Allemagne. Un véhicule loué par Mohamed Sylla.

Le véhicule sera retrouvé détruit et incendié, dans un parking d’une cité rue Armand-Carrel, non loin du lieu des faits. Plusieurs témoins ont confirmé aux enquêteurs que la voiture se trouvait les jours précédents « aux abords de la cité Chaufournier », dans le XIXe, lieu où habite la famille de MHD.

« Les enquêteurs n’ont aucun élément pour affirmer qu’il était sur place »

Les policiers estiment également que Mohamed Sylla était présent sur la scène de l’homicide. « Les enquêteurs n’ont aucun élément pour affirmer qu’il était sur place et ce d’autant que mon client possède un alibi. Cette décision est incompréhensible. Il n’est absolument pas concerné par la guerre des bandes, ne connaît pas la victime et n’avait donc aucun mobile », a plaidé son avocate Me Elise Arfi, annonçant par la même occasion au quotidien, qu’elle devrait faire appel de ce placement en détention provisoire.