Rouen : 8 mois de sursis pour avoir tué au moins 13 chats, certains avaient été décapités et éviscérés


Illustration. (CC0 Public Domain)

Huit mois de prison avec sursis. C’est la peine infligée ce jeudi à un homme de 31 ans, qui a tué de nombreux chats par arme à feu dans les rues de Rouen (Seine-Maritime) entre 2017 et 2018. Ses actes avaient généré un début de psychose dans la ville.

Les enquêteurs ont recueilli douze plaintes et recensé treize chat tués par arme à feu, dont certains avaient été décapités et éviscérés.

Ce jeudi, le tribunal correctionnel de Rouen a condamné le prévenu à huit mois de prison avec sursis. L’homme se trouve toujours interné d’office en service psychiatrique.

« La cause principale de la mortalité des oiseaux »

Le trentenaire avait reconnu la plupart des faits qui lui étaient reprochés, et évoqué la raison de son passage à l’acte. Pour lui, « les chats sont la cause principale de la mortalité des oiseaux », relate Le Parisien.

La peine de prison prononcée a été assortie de deux ans de mise à l’épreuve et d’une interdiction définitive de détenir un animal. En outre, il devra verser plus de 9 000 euros aux différentes parties civiles dont la SPA, la fondation Brigitte Bardot et l’association 30 millions d’amis, au titre du préjudice matériel et moral.


Une atténuation de son discernement

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public formulées durant ce procès pour « sévices aggravés et des actes de cruauté commis envers des animaux domestiques », qui s’est tenu le 13 février dernier.

À l’audience, l’avocat de la défense avait déclaré contester l’expertise psychiatrique qui avait conclu « à l’atténuation de son discernement », plaidant son abolition totale.