Somme : Il se rend à la gendarmerie avec le corps de son ex-compagne poignardée à mort


Illustration. (Shutterstock)

Un jeune homme s’est présenté de lui-même, ce mercredi, dans les locaux de la gendarmerie d’Hallencourt (Somme) en affirmant avoir commis un meurtre.

Le corps sans vie d’une jeune femme de 20 ans a été retrouvé sur la banquette arrière du véhicule de son meurtrier présumé, ce mercredi matin, rapporte Le Courrier Picard.

Vers 8h30, un jeune homme de 26 ans s’est spontanément présenté à la brigade de gendarmerie d’Hallencourt, près d’Amiens. Il a affirmé aux gendarmes qu’il transportait le cadavre de son ex-compagne dans sa voiture stationnée le long de la brigade, a indiqué la procureure de la République adjointe d’Amiens, Anne-Laure Sandretto.

En vérifiant ses dires, les militaires ont effectivement fait la macabre découverte. Le suspect a immédiatement été interpellé et placé en garde à vue pour « homicide volontaire ». Le corps de la victime, Manon F., présentait de multiples blessures à l’arme blanche.

Poignardée au niveau du cœur

L’autopsie pratiquée ce jeudi a montré que sa mort était due à « une suite de coups de couteau portés dans la région du cœur », a précisé la magistrate auprès de L’Éclaireur du Vimeu. Lors de ses auditions, le suspect a reconnu être l’auteur des coups mortels, contestant cependant toute intention de tuer.


Il doit être déféré au parquet d’Amiens ce vendredi, à l’issue de sa garde à vue. Une information judiciaire doit être ouverte avec une réquisition de placement en détention provisoire, selon cette même source.

Exclu de la gendarmerie

Les gendarmes de la Brigade de recherches d’Amiens ont pu déterminer que l’homme avait déjà eu des démêlés avec la justice. Fin 2017, il avait fait l’objet d’une condamnation à 10 mois de prison dont 8 ferme pour des faits de harcèlement téléphonique envers une ex-compagne, et pour avoir incendié le véhicule de ses ex-beaux-parents. Engagé dans la Gendarmerie nationale depuis début 2016, le jeune homme en avait été radié à la suite de ces actes délictuels.

57 féminicides présumés recensés en 2020

Au moins deux autres féminicides présumés se sont produits cette semaine. L’un à La Mulatière, dans la métropole de Lyon ce mardi et un autre à Cannes (Alpes-Maritimes) ce jeudi. Dans chacune des deux affaires, un suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

L’association Féminicides par compagnons ou ex indique dans une publication sur Facebook avoir recensé 57 crimes de ce type depuis le début de l’année.