Strasbourg : Il percute «volontairement» un policier avec une voiture volée


Illustration. (shutterstock)

Un policier a été percuté et sérieusement blessé par un conducteur âgé de 18 ans dans la nuit de lundi à mardi à Strasbourg (Bas-Rhin). Le chauffard qui conduisait un véhicule volé et son passager, ont été interpellés après s’être violemment rebellés.

Deux jeunes âgés de 18 ans ne respectant pas le couvre-feu ont croisé la route d’une patrouille de police vers 23h30 ce lundi soir, dans le quartier Cronenbourg, rue de l’Anneau. Les policiers ont tenté de les contrôler mais les deux jeunes ont refusé relate France 3.

Ces derniers sont montés à bord d’une voiture et le conducteur a démarré brutalement, « faisant crisser les pneus en poursuivant volontairement sa progression en direction d’un policier en protection », détaille la police nationale dans un communiqué. « Touché de plein fouet, le policier était projeté par-dessus le capot et se cognait violemment la tête contre le pare-brise avant de chuter lourdement au sol », précise-t-on.

Les deux complices ont pris la fuite et ont percuté un véhicule en stationnement. Ils ont alors abandonné leur voiture qui était signalée volée, une Volkswagen Golf. Deux policiers municipaux ont alors tenté de les maîtriser mais les deux hommes se sont violemment rebellés. L’un des fuyards a pris la fuite à pied avant d’être rattrapé par les policiers de l’unité canine légère, contre qui il a commis de nouvelles violences.

La victime a été opérée

Le policier blessé a été transporté à l’hôpital. « Le brigadier de police percuté par le chauffard a été conduit pour soins au CHU de Strasbourg-Hautepierre. Il souffre de douleurs à un genou, au dos et à la tête », indique la direction départementale de la sécurité publique (DDSP). La victime a subi une opération au niveau d’une main et son pronostic vital n’est pas engagé. Par ailleurs, son Incapacité totale de travail (ITT) n’a pas encore été déterminée.

Les deux interpellés ont été placés en garde à vue où ils se trouvaient toujours ce mardi soir. Le groupe d’appui judiciaire (GAJ) de la sûreté départementale a été chargé des investigations.