Toulouse : Les policiers de nouveau attaqués dans un guet-apens à la Reynerie, des véhicules brûlés


Illustration. (Adobe Stock)

Les forces de l’ordre ont été une nouvelle fois confrontées à des violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi dans le quartier de la Reynerie, à Toulouse (Haute-Garonne).

Policiers et pompiers ont été alertés vers 22 heures ce mardi soir. Des barricades de conteneurs poubelles venaient d’être mises en place en travers de la rue de Kiev et de la rue Eric Satie, dans le quartier de la Reynerie de Toulouse, avant d’être incendiées. Des véhicules en stationnement ont également été brûlés sur le parking Messager et sur la place André Abal.

Les soldats du feu se sont rendus sur place, accompagnés des policiers, craignant d’être de nouveau attaqués, comme ce fut le cas dans la nuit de dimanche à lundi. Au total, 10 équipages de police, dont certains de la Brigade anticriminalité (BAC) ont fait le déplacement afin de pouvoir sécuriser l’intervention des pompiers, mais également faire face à des groupes d’agresseurs.

Plusieurs groupes d’agresseurs très mobiles

Les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles ainsi que des tirs de mortiers d’artifice, dont l’effet a été très limité à cause de la pluie. Plusieurs groupes d’agresseurs très mobiles s’en sont pris à la police, qui a répliqué par des moyens lacrymogènes ainsi que par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD).

Dans le même temps, les fonctionnaires ont découvert tout le nécessaire pour fabriquer des cocktails Molotov dans les parties communes d’un bâtiment de la résidence « Petit d’Indy ».


Le calme n’est revenu que peu avant minuit et aucun policier n’a été blessé. Les agresseurs ont pris la fuite et aucune interpellation n’a pu être réalisée.

Pas de lien avec Villeneuve-la-Garenne selon un syndicat de police

Des violences en lien avec l’affaire de Villeneuve-la-Garenne dans laquelle un homme à moto s’est blessé en percutant une voiture de police ? Pas selon Didier Martinez, secrétaire départemental du syndicat SGP-FO, interrogé par France 3. « Les incidents de Villeneuve-la-Garenne de ces derniers jours n’ont pas grand chose à voir [avec ceux de la Reynerie] : les fauteurs de troubles n’ont pas besoin de ces prétextes pour déclencher ce type de guet-apens », rappelle-t-il.