Un Guinéen de 31 ans tué lors d’une violente agression près de Rouen


Mamoudou Barry est décédé ce samedi à l'hôpital au lendemain d'une violente agression dont il a été victime. (photo Facebook)

Mamoudou Barry, un Guinéen de 31 ans, est décédé ce samedi des suites de ses blessures. Il avait été violemment agressé la veille à Canteleu, près de Rouen (Seine-Maritime), après avoir été pris à partie verbalement. L’auteur des faits est activement recherché.

Il n’a pas survécu à ses blessures. Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen-Normandie, se trouvait dans sa voiture avec sa femme à Canteleu ce vendredi soir, au niveau de l’arrêt de bus Provence, lorsqu’il a été pris à partie par un individu.

Les circonstances précises de l’agression qui se serait déroulée peu avant le début de la finale de la CAN opposant l’Algérie au Sénégal, restent encore à déterminer. Selon le témoignage d’un proche de la victime recueilli par 20 minutes Suisse, Mamoudou Barry a été pris pour un supporter Sénégalais par son agresseur, qui a prononcé des insultes racistes à son encontre. La victime serait alors sortie de sa voiture afin d’avoir une explication et aurait été frappée, chutant lourdement au sol.

Mamoudou Barry a été transporté d’urgence à l’hôpital, où il est décédé ce samedi. Le parquet de Rouen n’a pas encore communiqué au sujet de cette affaire dont les zones d’ombre restent nombreuses. Selon plusieurs médias guinéens, l’agresseur serait un Algérien. Une enquête a été ouverte et l’auteur des faits est activement recherché.

Christophe Castaner évoque une « agression » et un « acte odieux »

« Tout est mis en œuvre pour identifier et interpeller l’auteur de l’agression qui a coûté la vie à Mamadou Barry. Il appartiendra à la Justice de faire toute la lumière sur cet acte odieux », a écrit le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur Twitter ce dimanche à la mi-journée.


« Une agression verbale puis physique d’une extrême violence »

« Il a été victime d’une agression verbale puis physique d’une extrême violence qui lui ont causé des lésions cérébrales et l’ont mis dans un coma profond dès la soirée du 19 juillet. Il a rendu l’âme le 20 juillet dans l’après-midi », a écrit dans un communiqué, Thinking Africa, un institut de recherche africain où travaillait Mamoudou Barry.

« Nous perdons un homme de valeur, de consensus, un conciliateur, un brillant intellectuel pluridisciplinaire. Mamoudou a toujours été un guide pour les étudiants, un exemple pour ses collègues et un père de famille dévoué », peut-on également lire.

Mamoudou Barry venait d’obtenir son doctorat en droit. Il était marié et père d’une petite fille.