Un juge mis en examen pour avoir proposé le viol de sa fille de 12 ans sur des sites libertins


Illustration. (Pixabay)

Un magistrat âgé de 55 ans, ancien juge des enfants, a été mis en examen à Besançon (Doubs). Il est accusé d’avoir proposé à des inconnus sur internet, de violer sa fille de 12 ans.


Un homme qui fréquentait des sites libertins avec son épouse était visé par une enquête préliminaire ouverte à l’automne 2019. L’un des sites qui propose des rencontres entre adultes consentants a fait un signalement à la police, après avoir constaté qu’un homme proposait des rapports sexuels avec sa femme mais également avec sa fille âgée de 12 ans révèle Europe 1.

Les investigations ont alors été confiées à l’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP).

Des photos de sa fille en maillot de bain

Aucun internaute n’aurait accepté ces propositions répétées durant plusieurs mois. L’homme a également fourni la photo de sa fille de 12 ans en maillot de bain, avec ses messages. Le couple de magistrats a été interpellé et placé en garde à vue le 4 juin dernier et une perquisition a été réalisée dans ses bureaux à Dijon (Côte-d’Or).

L’épouse a déclaré qu’elle n’était pas au courant des propositions formulées par son mari sur internet. Cette dernière a été remise en liberté et ne fait l’objet d’aucune poursuite à ce stade.


Il évoque un « fantasme »

L’homme âgé de 55 ans qui exerce à Dijon, aurait quant à lui reconnu être l’auteur de ces messages, expliquant qu’il ne s’agissait que de « fantasmes ». Sa fille de 12 ans a été entendue par les policiers et n’aurait subi aucune violences sexuelles.

Le mis en cause a été déféré au parquet de Besançon à l’issue de sa garde à vue et a été mis en examen pour « corruption de mineur de 15 ans aggravée » et « offre, même non suivie d’effet, à une personne de commettre à l’encontre d’un mineur un viol, une agression sexuelle ou de la corruption de mineur ». Une information judiciaire a été ouverte.

Placé sous contrôle judiciaire

Le magistrat, ancien juge des enfants, encourt désormais une peine de 10 ans de prison et un million d’euros d’amende. Il a été placé sous contrôle judiciaire assorti d’une obligation de soins et d’une interdiction d’exercer une activité professionnelle au contact de mineurs.

Par ailleurs, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé avoir saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) afin de prononcer la suspension du magistrat directement impliqué dans cette affaire.