Une centaine de motos des forces de l’ordre seraient défaillantes et dangereuses


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La sous-direction de la sécurité publique et de la sécurité routière de la gendarmerie nationale a rédigé une note pour suspendre l’emploi d’une moto utilisée par les forces de l’ordre. Ces deux-roues avaient déjà été mis en cause dans des accidents en 2017.

Une centaine de motos Yamaha MT 9 Tracer 900 cm3 sur les 450 utilisées par la gendarmerie nationale sont concernées par une note rédigée par la sous-direction de la sécurité publique et de la sécurité routière de la gendarmerie nationale.

« Certaines fourches ont pu être montées par Yamaha avec un outil non adapté (clé à choc). En conséquence, la fourche de suspension peut être fragilisée », indique la note révélée par Le Parisien, que nous avons pu consulter.

Il s’agit d’une moto utilisée jusqu’à présent par les escadrons départementaux de sécurité routière, ainsi que des formations motorisées de la police nationale, mais également des motards de certaines polices municipales. Plusieurs régions sont concernées par ce problème : la Corse, la zone de défense Sud, l’Essonne, la Seine-et-Marne, la Marne ainsi que la Haute-Marne et le Centre national de formation à la sécurité routière de Fontainebleau (Seine-et-Marne).

Deux morts en 2017

Selon le récit d’un policier interrogé par le journal francilien, à 200 km/h, ces motos « guidonnent », ce qui représente un danger pour les conducteurs d’autant que les forces de l’ordre sont régulièrement obligées d’aller vite pour intercepter des véhicules roulant à des vitesses importantes.


La Yamaha MT 9 Tracer 900 cm3 a déjà été mise en cause à deux reprises dans le passé, en 2017. Un policier municipal de Tours et un gendarme de Château-Chinon ont été tués alors qu’ils étaient au guidon de cette grosse cylindrée sur l’autoroute.