Une centaine de voitures volées en Île-de-France pour être revendues à l’étranger, trois hommes écroués


Illustration. (shutterstock)

Les policiers d’Argenteuil (Val-d’Oise) ont mis un terme aux activités d’une équipe de malfaiteurs qui volait des voitures en région parisienne, avant de les exporter vers l’étranger où elles étaient revendues. Trois suspects ont été placés en détention provisoire et une centaine de vols ont été recensés.


INFO ACTU17. L’enquête s’est étalée sur près d’un an et a connu deux étapes. Elle a été ouverte le 19 février 2020 après une recrudescence de vols de voitures, principalement des Toyota Chr, mais aussi des Peugeot, des Citroën ou des Range Rover. Certains véhicules ont été retrouvés avec de fausses plaques d’immatriculation indique une source proche de l’enquête. La sûreté urbaine du commissariat d’Argenteuil a été chargée des investigations.

Les policiers ont identifié deux jeunes suspects de 19 et 16 ans, bien connus de leurs services. Sur des vidéosurveillances dans le XVIIe arrondissement de Paris, où l’on apercevait le vol de l’une des voitures, le plus vieux d’entre eux a été reconnu par les fonctionnaires. Les deux hommes avaient le rôle des voleurs dans cette équipe. En outre, deux autres individus de 20 et 23 ans ont été identifiés. Ils étaient notamment chargés de réparer et préparer les voitures volées en vue de leur revente. Mais pas que.

Le quatuor a été interpellé le 15 juillet 2020 et placé en garde à vue. Les policiers ont estimé qu’ils avaient dérobé 23 voitures. Les deux suspects de 16 et 19 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire, tandis que leurs complices ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. La suite des investigations s’est déroulée dans le cadre d’une commission rogatoire.

Les voitures étaient acheminées vers le port d’Anvers

Les policiers ont découvert les semaines suivantes, notamment en exploitant leur téléphone, que les deux hommes remis en liberté étaient impliqués dans bien plus de faits. 72 vols supplémentaires de voitures ont été recensés. Le duo était à chaque fois impliqué, tout comme les deux suspects emprisonnés. Les véhicules transitaient par Bruyères-sur-Oise, Senlis (Oise) ou Sartrouville (Yvelines), entre autres, avant d’être amenés dans des conteneurs jusqu’au port d’Anvers en Belgique, à destination de l’étranger.


Certains véhicules étaient entièrement démontés et les pièces détachées étaient ensuite revendues. La police nationale du Val-d’Oise avait évoqué l’affaire en juillet dernier sur Twitter, après l’interpellation du quatuor.

Des clefs vierges réencodées

En outre, le réseau faisait appel à un cinquième homme âgé de 46 ans qui était chargé de fournir des clefs de démarrage. Il s’agit de clefs vierges réencodées permettant de démarrer les véhicules sans difficulté. Ce dernier a été interpellé ce lundi lors d’une opération de police, tout comme l’un des deux suspects sous contrôle judiciaire. Le second, de 20 ans, n’était pas à son domicile. Ils ont été placés en garde à vue.

Chez le quadragénaire, les enquêteurs ont mis la main sur 563 clefs vierges, des encodeurs et 12 400 euros en numéraire. Une perquisition a aussi été menée chez le deuxième interpellé et une arme de poing de calibre 7,65 a été découverte, sous son oreiller.

Les policiers ont découvert 12 400 euros et plus de 500 clefs vierges.

Deux suspects laissés libres sous contrôle judiciaire

Le troisième complice s’est rendu à la police le lendemain et a été placé en garde à vue, à son tour. A l’inverse des deux autres mis en cause, il a refusé de s’exprimer sur les faits. La justice a décidé de le placer en détention provisoire. Les autres interpellés de 23 et 46 ans ont quant à eux retrouvé la liberté, sous contrôle judiciaire.