3 policiers se sont donné la mort en 24 heures.

Illustration. (Shutterstock)

Trois policiers se sont suicidés en 24 heures, en France. Des drames qui laissent entrevoir une nouvelle année noire pour les forces de l’ordre, alors que le taux de suicide dans leurs rangs est particulièrement élevé.


Un gardien de la paix affecté à la Brigade anti criminalité (BAC) de L’Hay-les-Roses (Val-de-Marne) a choisi de se donner la mort ce mardi matin, chez lui, à Brunoy (Essonne), avec son arme de service. Ce père d’une petite fille de 2 ans était âgé de 26 ans.

Ces dernières heures, deux autres policiers se sont suicidés.

Julien P. était âgé de 37 ans, il était affecté à la Compagnie de sécurisation générale (CSG) appartenant à la Brigade des réseaux ferrés (BRF), à Paris. Le policier s’est ôté la vie avec son arme de service, à son domicile, selon nos informations.

Un autre drame touche la CRS 16, la Compagnie républicaine de sécurité de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Stany Specq, âgé de 42 ans, s’est suicidé vers 06h30 ce mercredi avec son arme de service.

Ce policier était bien connu à Saint-Omer puisqu’il était conseiller municipal de la commune, et référent LREM (La République en marche) pour le département. Il avait par ailleurs été adjoint au maire de Saint-Omer entre 2008 et 2014 rappelle La Voix du Nord. Stany Specq était père de trois filles.

Sept suicides dans la police nationale depuis le début de l’année

Au total ce sont sept fonctionnaires de police qui se sont donnés la mort depuis le 1er janvier, selon un décompte non officiel. Deux policiers du commissariat de La Rochelle (Charente-Maritime) s’étaient suicidés au début du mois, notamment.

Les suicides sont chaque année particulièrement élevés dans les rangs des forces de l’ordre. L’année passée, plus de 35 policiers et au moins 31 gendarmes ont mis fin à leurs jours. Le fléau touche tous les grades, et toutes les directions.