Affaire Cédric Chouviat : trois policiers mis en examen pour homicide involontaire


Cédric Chouviat avait été interpellé à Paris le 3 janvier 2020 avant de décéder 48 heures plus tard. (capture écran vidéo/DR)

Deux policiers ont été entendus la semaine dernière par un juge d’instruction dans l’affaire Cédric Chouviat. Ils ont été mis en examen pour homicide involontaire. Un troisième policier a été mis en examen ce jeudi.

Quatre policiers étaient présents au moment de l’interpellation de Cédric Chouviat, 42 ans, dans le VIIe arrondissement de Paris le 3 janvier dernier. L’homme est décédé à l’hôpital Georges Pompidou (XVe), 48 heures plus tard.

Deux des policiers impliqués étaient convoqués les 7 et 8 juillet dernier devant un juge d’instruction. Ils ont été mis en examen pour homicide involontaire et placés sous contrôle judiciaire. Ces derniers ont également interdiction d’entrer en contact avec leurs collègues précise une source proche du dossier.

Le troisième policier était quant à lui convoqué ce jeudi devant le juge d’instruction précise-t-on de même source. Il a été à son tour mis en examen pour homicide involontaire.

Une policière placée sous le statut de témoin assisté

Par ailleurs, la policière qui faisait partie de l’équipage interpellateur a été placée sous le statut de témoin assisté vendredi dernier.


Le jour des faits, Cédric Chouviat se trouvait à scooter lorsqu’une patrouille de police a expliqué l’avoir aperçu avec son téléphone à la main. Les fonctionnaires ont décidé de procéder à son contrôle, après avoir averti le contrevenant une première fois.

Les forces de l’ordre ont déclaré avoir interpellé l’homme de 42 ans suite à des insultes répétées de sa part. Le quadragénaire a ensuite été conduit à l’hôpital dans un état critique, où il est décédé.

Le mois dernier, Mediapart et Le Monde ont révélé que le quadragénaire avait « crié à sept reprises ‘j’étouffe’ » alors qu’il était au sol en train d’être maîtrisé par les policiers. Les deux avocats des fonctionnaires avaient alors réagi en précisant que leurs clients n’avaient pas pu entendre les cris de M. Chouviat, audible sur l’enregistrement du téléphone de ce dernier, grâce au micro qu’il avait sur son casque.

D’autre part, l’un des quatre policiers conteste avoir réalisé une clef d’étranglement lors de l’interpellation du père de famille.