Affaire des disparus de Mirepoix : Christophe Orsaz a été jeté vivant dans la fosse septique


Christophe et Célia Orsaz ont été victimes d'un guet-apens en novembre 2017. (DR)

Christophe Orsaz et sa fille ont soudainement disparu le 30 novembre 2017. Leurs corps ont été retrouvés sans vie six mois plus tard. Les analyses sur le corps du père de famille ont montré qu’il était encore vivant lorsqu’il a été jeté dans une fosse septique abandonnée.

Christophe Orsaz, 47 ans, s’était installé en Ariège, à Mirepoix, en 2012 par amour pour Marie-José Montesinos, une infirmière de 57 ans. Mais leur relation n’a pas duré et le couple s’est séparé.

Le 30 novembre 2017, Christophe Orsaz devait accompagner sa fille Célia âgée de 18 ans à la gare pour qu’elle prenne un train vers Toulouse, où elle faisait ses études. L’homme qui était paysagiste, avait indiqué à l’un de ses proches qu’il devait d’abord se rendre à un rendez-vous professionnel, au hameau de Rieufourcand.

Un guet-apens mortel

L’enquête a montré qu’il s’agissait en fait d’un guet-apens tendu par Marie-José Montesinos et Jean-Paul Vidal, 49 ans, l’un des anciens amants de cette dernière avec qui elle avait renoué le contact. Les deux mis en cause attendaient Christophe Orsaz avec une barre de fer explique La Dépêche.

Le père de famille a été sauvagement lynché sous les yeux de sa fille avant d’être jeté dans la fosse septique d’une ferme abandonnée. Les analyses du médecin légal ont été longues et ont montré que l’homme était comateux à ce moment précis, et donc toujours vivant. Le travail des experts a été compliqué par le fait que le corps de la victime était particulièrement abîmé, après être resté près de 6 mois dans cette fosse septique.


Sa fille tuée d’un coup de fusil et enterrée

Dans le même temps, sa fille Célia s’était enfermée dans la voiture. Elle sera finalement abattue d’un coup de fusil à la tête dans la forêt du massif de Picaussel entre l’Aude et l’Ariège, avant d’être enterrée.

Les deux auteurs présumés mis en examen et écroués en juin 2018

Quatre suspects avaient été placés en garde à vue en juin 2018, dont Marie-José Montesinos et Jean-Paul Vidal. Ces derniers ont avoué les faits et les corps avaient alors pu être retrouvés.

Ils ont été mis en examen le 14 juin de la même année, pour « assassinat », et « meurtre commis en concomitance avec un autre crime », avant d’être écroués. Les deux mis en cause s’accusent mutuellement et l’enquête est toujours en cours. Aucune date n’a encore été fixée concernant leur procès qui se déroulera en cour d’assises.