Agression d’un policier à Rive-de-Gier : huit suspects interpellés lors d’un coup de filet


Illustration. (photo Patrick Seeger/EPA/Newscom/MaxPPP)

Opération de police ce mercredi matin à Rive-de-Gier, Saint-Chamond (Loire) et Givors (Rhône) dans l’enquête sur la violente agression d’un policier, dans la nuit du 13 au 14 mai. Huit suspects ont été interpellés et placés en garde à vue.

84 policiers ont participé à ce coup de filet ce mardi matin. Des fonctionnaires de la sécurité publique du département, notamment de la sûreté départementale, mais également ceux de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) de la police judiciaire et ceux de deux antennes du RAID.

Huit personnes ont été interpellées à différents endroits, à 6 heures, dans le cadre d’une commission rogatoire d’une juge d’instruction du tribunal judiciaire de Saint-Étienne. Les suspects ont été appréhendés à Rive-de-Gier, à Saint-Chamond ainsi qu’à Givors. Ils ont tous été placés en garde à vue.

Dans ce dossier, une enquête pour « violences volontaires aggravées sur personne dépositaire de l’autorité publique, menaces de crimes ou délits et outrages » a été ouverte.

Le policier a frôlé la mort

Un brigadier-chef du commissariat de Saint-Chamond, âgé de 50 ans et père de deux enfants, a reçu un projectile sur la tête au cours d’une intervention pour un tapage nocturne, dans la nuit du 13 au 14 mai dernier, à Rive-de-Gier. Avec ses collègues, il s’était retrouvé face à une quinzaine d’individus qui étaient rapidement devenus agressifs.

Conduite à l’hôpital, la victime grièvement blessée avait été opérée d’urgence après être tombée dans le coma. Son pronostic vital avait été un temps engagé, avant que son état de santé s’améliore. L’affaire avait provoqué de vives réactions, se produisant quelques jours après le meurtre par balles d’Éric Masson à Avignon (Vaucluse).

La semaine dernière, le brigadier-chef, Jean-Paul, s’est exprimé dans une vidéo sur son lit d’hôpital. « Je fais cette vidéo aujourd’hui, il y a longtemps que j’aurais dû la faire, car il y en a marre. La peur doit vraiment changer de camp. Ça fait des années qu’elle aurait dû changer de camp », a-t-il notamment déclaré.