Attentat à Christchurch : Le terroriste affirme que son voyage en France a été «la goutte d’eau»


Le terroriste Brenton Tarrant a été arrêté par la police peu après les faits. (capture écran vidéo Facebook)

Un australien de 28 ans a ouvert le feu dans deux mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande) ce vendredi, faisant au moins 49 morts. L’attentat a été filmé et diffusé en direct sur internet par le tueur.

Brenton Tarrant avait attentivement préparé cette double attaque sanglante contre deux mosquées à Christchurch. Qualifié de « terroriste extrémiste de droite et violent » par le Premier ministre australien, le tueur qui a été arrêté par la police, a publié un manifeste de près de 75 pages avant son passage à l’acte, dans lequel il évoque ses motivations.

Dans ce récit, l’homme revendique l’attentat et dénonce ce qu’il appelle « un génocide blanc » et une « crise de l’immigration de masse ». Le tueur justifie son acte « pour montrer aux envahisseurs que nos terres ne seront jamais leurs terres (…) tant que le Blanc vivra encore ».

Le terroriste évoque aussi « le grand remplacement », une théorie conspirationniste et islamophobe souvent reprise par les milieux de l’extrême droite. Brenton Tarrant explique que plusieurs événements l’ont poussé à passer à l’acte, d’abord ce qu’il appelle la « balkanisation des États-Unis », puis la dernière élection présidentielle de 2017 en France.

La défaite de Marine Le Pen évoquée par le tueur

L’homme plébiscite Marine Le Pen qui selon lui aurait pu agir contre l’immigration, puis explique que sa défaite l’a « désespéré ». « Une femme impeccable, nationaliste, civique, sans controverse qui est la plus courageuse et inspirée d’idée résolue à la possible déportation d’immigrants clandestins » dit-il au sujet de la présidente du Rassemblement national (RN).


« Macron était un signe évident de notre époque : mondialiste, capitaliste, égalitaire, ex-banquier d’investissement qui n’avait pas une conviction nationale autre que la poursuite de profit » écrit le terroriste au sujet du chef de l’État français.

« La goutte d’eau qui a fait déborder le vase »

Le tueur évoque ensuite un séjour en France : « Je me souviens d’être entré dans un centre commercial pour acheter de la nourriture, dans une ville de l’est de la France d’environ 15 à 25 000 habitants personnes. Quand je me suis assis dans le parking j’ai regardé des envahisseurs qui franchissaient les portes du centre commercial ».

« Pour chaque homme ou femme français, il y avait le double d’envahisseurs. J’en ai assez vu et, en colère, je suis sorti de la ville en refusant de rester plus longtemps dans cet endroit maudit » poursuit-il, ajoutant qu’il s’agissait selon lui, de « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». « J’en avais vu assez » écrit-il.

L’homme explique ensuite que son voyage dans l’hexagone lui a permis une prise de conscience, et l’a définitivement convaincu que le « grand remplacement » avait débuté.

Une enquête ouverte en France

Les autorités françaises cherchent actuellement à vérifier si le terroriste s’est bien rendu en France. « Le cas échéant les services vont retracer son parcours sur notre sol » indique une source policière à L’Express.