Bas-Rhin : Un jeune gendarme publie sur Snapchat l’identité de ses collègues


Illustration. (hadescom/shutterstock)

Un jeune gendarme adjoint volontaire affecté à Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin) a été jugé par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour « violation du secret professionnel ». Accusé d’avoir diffusé l’identité de ses collègues, il a écopé de 15 mois de prison avec sursis.

C’est lors d’un simple contrôle dans le quartier de Beauregard que les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) de Montbrison (Loire) ont découvert qu’un jeune rappeur de 22 ans était en possession des identités de tous les militaires composant leur unité, raconte le quotidien Les Dernières nouvelles d’Alsace.

Le jeune homme a montré aux gendarmes la photo qu’il avait reçue sur le réseau social Snapchat. Il s’agissait de l’arborescence de l’unité d’intervention sur laquelle on peut lire les noms et prénoms de ses 24 membres. Le suspect de 22 ans est rapidement passé aux aveux : c’est un ancien ami du lycée qui lui a envoyé cette image.

Ce dernier, âgé de 20 ans, a rejoint la gendarmerie nationale en juillet 2020, en qualité de gendarme adjoint volontaire (GAV), à 600 km de chez lui. Fouad M. a été jugé ce lundi au tribunal correctionnel de Strasbourg pour « violation du secret professionnel ». Lors de l’audience, il a affirmé qu’il avait envoyé cette photo « par inadvertance » sur Snapchat, à ses amis. Une explication qui n’a pas convaincu le tribunal, d’autant qu’il avait écrit « cadeau » en envoyant cette photo.

Des consultations illicites des fichiers des forces de l’ordre

L’enquête a montré que ce jeune gendarme adjoint volontaire avait aussi consulté le fichier des personnes recherchées (FPR) et celui de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) en dehors de tout cadre légal.

Radié de la gendarmerie en mai 2021, Fouad M. a écopé d’une peine de 15 mois de prison avec sursis et à une interdiction d’exercer la profession de gendarme pendant cinq ans. Quant au jeune rappeur, il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour « recel de bien provenant de la violation du secret professionnel ».